Ask @Bobisbackagain:

Y a-t-il des produits ou des marques (ou d'autres choses, événements, émissions, artistes...) que tu boycottes ? Si oui, lesquels et pourquoi ?

Question très intéressante !
Le boycott est un droit du consommateur lui permettant d'exprimer pacifiquement ses opinions. Et à l'inverse, beaucoup de personnes tendent à oublier que la consommation d'un produit implique un consentement aux méthodes de l'entreprise qui le produit. C'est-à-dire que si on achète des baskets Nike tout en sachant que Nike exploite des enfants au Bangladesh pour fabriquer des chaussures, alors on accepte l'exploitation d'enfants. La consommation d'un produit est un acte librement consenti et délibéré et il engage de ce fait la responsabilité du consommateur en tant que citoyen.
Pour en revenir à la question, je ne boycotte pas grand chose. Mais je tente de boycotter les monopoles que je considère comme étant injuste, par exemple les taxis en France (en prenant des Uber) ou encore la SNCF.
J'évite aussi la presse subventionnée et les media d'état (chaines ou radio publiques), mais c'est autant un boycott de leur méthode de financement qu'en raison de l'information biaisée (parfois à la limite de la propagande) qu'ils diffusent et de leur faible qualité intrinsèque (les deux étant liés, comme pour la SNCF).

View more

Quels sont tes regrets ?

Mes regrets ne concernent pas des erreurs, plutôt des opportunités que je n'ai pas su saisir; des choses que je n'ai pas faites alors que j'aurais dû, justement par peur de commettre des erreurs.
Comme prendre mes couilles à deux mains et tenter un truc avec cette fille un peu timide qui n'attendait sûrement que ça, mais qui n'osait pas me le dire.
Ou faire un effort pour rester en contact avec certains de mes anciens potes, plutôt que de laisser notre amitié se distendre comme un ressort rouillé.
Ma vie est un florilège d'occasions ratées, quand on y pense.

View more

[QG] As-tu déjà eu l'impression qu'il ne te restait que quelques secondes à vivre, que c'était la fin ?

Anoe
Dans l'absolu, je ne pense pas être peureux.
Mais j'ai une peur bleue des décollages en avion. Donc à chaque fois que je monte dans un avion, c'est le même cirque qui recommence.
D'abord, sur le tarmac, je deviens étrangement superstitieux, j'interprète tout ce que je vois comme un augure - bon ou mauvais - pour le déroulement de mon vol.
Par exemple, si l'avion qui décolle avant le mien est d'une compagnie low-cost, la probabilité pour qu'il perde un bout de carlingue et que mon avion roule dessus et s'écrase au décollage est plus importante.
Ensuite, je fais des calculs sur mes probabilités de survie en fonction de où je suis assis dans l'avion - les chances de mourrir sont plus élevées à l'avant et augmentent proportionnellement au nombre de personne qu'il y a entre moi et la sortie de secours.
Bien évidement, j'écoute religieusement les consignes de sécurité au cas où elles auraient changées depuis la dernière fois que j'ai pris l'avion (spoiler: non, elles ne changent jamais).
J'étudie aussi le type d'avion - je préfère les Boeing, Airbus ou Bombardier et plus l'avion est grand, mieux c'est. Je regarde la tête des pilotes, pour voir s'ils ont l'air compétents. J'ai même développer une théorie sur la beauté des hôtesses : si elles sont belles et jeunes, l'avion a moins de chance de s'écraser parce qu'une compagnie ne prendrait pas le risque de mettre ses meilleurs éléments sur un vol "dangereux" (oui, je suis fou).
L'interminable accélération sur la piste de décollage, où à chaque fois, j'hésite à crier "STOP, je veux descendre". Le décollage en tant que tel, je ferme les yeux pour faire semblant d'ignorer que je suis prisonnier dans un oiseau de métal à 10 000 mètres du plancher des vaches. Le premier trou d'air qui me rappelle à la dure réalité. Je me dis que j'aurais dû prendre le train ou le bateau. Que c'est la dernière fois que je m'inflige ça.
Et la cerise sur le gateau, quand un bébé se met à crier à deux rangées de moi. Dans ma tête, c'est l'apocalypse, je me prépare au jugement dernier, je suis résigné.
Et après 5 minutes, constatant que la mort ne vient pas, j'ouvre les yeux et je vois que tout le monde s'en balek et que les hôtesses distribuent des boissons.
L'avion passe en vitesse de croisière, je me dis que je suis vraiment ridicule de flipper comme ça à chaque fois, je prends une bière et tout va mieux.

View more

Next