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Place vacante.
Avant j'avais les mots pour m'apaiser, j'arrivais à les aligner.
Aujourd'hui plus rien ne sort, tout sonne faux.
J'ai juste besoin de me sentir partir, savoir que j'vais pouvoir me reposer, arrêter de ressasser la tornade qui est en moi et les larmes qui pleuvent sans fin.
Il pleut, il pleut sur ma vie.
Les joints qui s'embrasent entre mes lèvres ne suffisent plus. Ils n'ont jamais suffi. Comme s'il ne fallait surtout pas me laisser de répit, comme s'il fallait mesurer mon endurance, mais c'est long dix-huit ans, c'est long dix-huit ans à courir, c'est long dix-huit ans pour mourir.
Je voudrais qu'on m'autorise cette trêve. En attendant j'me cogne pour les faire taire, et puis pour avoir mal, et puis pour calmer la tempête. C'est toujours mieux que le sang.
J'ai cru que ça irait mieux, cette année comme toutes les précédentes, mais faut se rendre à l'évidence: ça n'ira jamais.
Et j'le savais au fond de moi, je l'ai toujours su, j'en crèverai.

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