Ask @Patrick_Smets:

Etes vous favorables aux mariage homosexuel ou à l'instar de nombreux représentants politiques libéraux de France êtes vous contre ?

Le mariage homosexuel est une réalité en Belgique depuis plus de 10 ans. Ça ne pose aucun problème particulier et il est hors de question de revenir dessus.
Par contre, nous souhaitons supprimer la notion même de mariage civil pour en faire une question purement privée. Il n'y a aucune raison que l'Etat s'occupe de ficher les couples et de modifier le traitement des individus en fonction de leur statut matrimonial. A une époque, heureusement révolue, où les femmes étaient réduites à vivre dans un état de perpétuelle minorité, passant de l'autorité du père à celle du mari, l'officialisation de l'union avait peut-être un sens. Mais, aujourd'hui, que fait encore le gouvernement dans nos familles ? L'Etat ne doit considérer que des individus, indifféremment homme ou femme, dont les liens sentimentaux n'ont aucune espèce d'importance. Libre à chacun d'ensuite contracter librement des accords de vie, sanctifiés ou non par des rituels, et jouissant d'une reconnaissance similaire à n'importe quel contrat privé.

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J'aimerais connaître votre avis sur le sujet polémique : l’huile de palme. Beaucoup d’élus voudraient légiférer contre (ex. Jacques Brotchi au MR). Hors, on sait qu'elle n'est pas dangereuse pour la santé (Symposium Huile de palme et santé). Quel est l’avis du président du parti libertarien ?

L'huile de palme doit rester un ingrédient alimentaire comme un autre et ne justifie pas de législation particulière.
De façon générale, le Parti Libertarien s'oppose aux politiques hygiénistes qui visent à réglementer tout ce qui peut avoir une influence sur la santé. La santé n'est pas un absolu et c'est au consommateur d'arbitrer entre les différents éléments qui rentrent en compte dans ses achats, santé, prix, plaisir, etc. Le gouvernement n'a rien à faire dans nos assiettes et nos frigos.
Nous regardons avec énormément de méfiance l'avalanche actuelle d'études plus ou moins sérieuses qui finissent par prouver qu'absolument tout est mauvais pour la santé. Il y a un danger pour la démocratie dans le recours systématique à la peur suscité par le cancer et d'autres maladies pour imposer des contrôles toujours plus tatillons sur toute la chaîne alimentaire. En autorisant l'Etat à s'occuper des actes les plus ordinaires de la vie quotidienne, nous abandonnons nos responsabilités de citoyens et d'hommes libres. C'est un processus qui alimente d'autres démissions et nous rend finalement totalement dépendant d'un Etat omnipotent.
Si quelqu'un n'aime pas l'huile de palme, ou s'il pense que c'est mauvais pour la santé, il n'a qu'à pas en consommer.

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Bonjour, si l'on votes pour vous en tant que partisan de la liberté, qu'est ce qui garantie que vous n'allez pas vous coucher devant la droite, comme ce qu'on fait les libéraux français ou anglais ?

Rien ne vous le garantira jamais ! Un moment, il faut oser prendre un risque.
Je n'ai pas l'intention de me coucher devant qui que ce soit. Si c'était le cas, je ne me serais pas fatigué à lancer un nouveau parti, j'aurais rejoint un groupe déjà existant.

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Vous estimez-vous comme Friedmanien et, si non, quelles sont vos différences?

Non, je ne suis pas Friedmanien. Mon maître en économie, c'est Ludwig von Mises, figure la plus célèbre de l'école autrichienne d'économie.
L'élément de désaccord principal est le suivant.
Pour Friedman, la quantité de monnaie est neutre d'un point de vue économique. Elle influence uniquement le niveau des prix sans changer la structure économique. Qu'une télévision vaille 10, 100 ou 1000 unités monétaires serait purement arbitraire.
C'est une erreur.
Les Autrichiens insistent sur la modification de la structure de production induite par l'existence d'une inflation. C'est ce qu'on appelle les effets Cantillon. La monnaie n'apparaît pas chez tout le monde en même temps et le pouvoir d'achat des personnes proches de la planche à billet sera artificiellement augmenté par rapport au reste de la population. La structure de production aura donc tendance à s'orienter vers la satisfaction prioritaire de leurs besoins, ce qui l'éloigne de l'optimum d'un marché libre.
Conséquemment, les Autrichiens ne veulent pas d'une banque centrale qui contrôlerait l'offre monétaire avec un objectif de "stabilité" des prix (2à3% d'inflation l'an, ce n'est pas ce que j'appelle de la stabilité). Pour nous, le marché doit fournir lui-même les monnaies nécessaires au différents moment du cycle économique. Il y aura des moments d'inflation et des moments de déflations. Parce que ces deux périodes correspondent à des phases différentes dans le cycle d'épargne et de dépense. Et il est sain qu'il en soit ainsi.
Pour conclure, la théorie friedmanienne est la cause directe de la politique de Greenspan, Bernanke, Monti et C° avec tous les désastres que nous avons connus sur l'immobilier et ceux qui arriveront incessamment sur les dettes souveraines. Il est temps de changer de logiciel et de libérer le monnaie.

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N'est-il pas paradoxale de vouloir à la fois supprimer tous les privilèges et de vouloir annuler la dette publique belge ? Ne serait-ce pas là, la plus horrible illustration possible d'un privilège d'un état, à savoir la possibilité de modifier les règles du jeu en cours de partie ?

Le privilège ignoble que nous dénonçons, c'est celui qui permet à un gouvernement de prendre comme caution l'ensemble des biens des citoyens. Il faut comprendre que l'Etat emprunte en garantissant aux "investisseurs" qu'il lèvera autant d'impôt que nécessaire pour rembourser. S'il le faut, il puisera dans les comptes d'épargne tout ce dont il aura besoin. Voilà le scandale.
Une fois liquidé le patrimoine de l'Etat, il ne reste plus que deux solutions pour rembourser la dette. Soit on fait payer les contribuables, soit on fait payer les créanciers. Pour moi, la réduction des impôts passe avant tout.

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Quels sont vos objectifs ?

Nous nous donnons jusqu'en 2024 pour devenir une force politique significative avec des représentants dans toutes les assemblées. D'ici là, nous bâtissons pierre par pierre, caillou par caillou, gravier par gravier. Je suis persuadé qu'un mouvement politique n'est pas maître de son destin. C'est l'explosion de Tchernobyl qui a offert à Ecolo ses premiers succès électoraux. Un jour, il se passera aussi quelque chose qui nous propulsera à l'avant-scène. L'important, c'est de s'être préparé pour saisir l'occasion quand elle se présentera. Dans ce sens, les résultats électoraux de 2014 sont assez peu importants.

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Allez vous plus ou moins rejoindre le MR comme ce que les libéraux de France ont fait avec l'UMP ( démocratie libérale, etc) ? Ou êtes vous en faveur d'une indépendance totale de votre parti ?

Nous construisons pour le long terme et nous n'avons aucune raison de nous rapprocher d'un parti conservateur et inflationniste comme le MR. Pour l'instant, l'indépendance est fondamentale pour pouvoir construire une identité et faire connaître nos spécificités. Par ailleurs, si jamais un jour nous devions nous rapprocher de quelqu'un (et pourquoi spécifiquement le MR ?), nous le ferions à la condition que nos principes soient reconnus et respectés et dans un rapport de force qui nous en assure suffisamment.

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Pourriez-vous donner votre définition du libéralisme et que pensez-vous des "libéraux-conservateurs" ?

Je suis libertarien et je ne vais pas rentrer dans les débats entre libéraux pour tenter de définir leur doctrine et de distinguer entre leurs chapelles. En Belgique francophone, au moins 5 partis se revendiquent du libéralisme avec des programmes allant de la co-gestion de la sociale-démocratie au populisme xénophobe. Je n'ai pas l'intention de rajouter à la confusion et je vis très bien mon identité de libertarien aussi loin du social-libéralisme que du libéral-conservatisme.
Dans cette vidéo, je m'exprime sur les différences entre libéraux et libertariens http://www.youtube.com/watch?v=f3IrYMMfrR8

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Les multinationales ne sont-elles pas un plus grand danger encore que l'Etat ?

Ce sont les multinationales qui déclarent les guerres ? Ce sont les multinationales qui voulaient reprendre Alsace et Lorraine ? Ce sont les multinationales qui ont organisé l'holodomor ? Ce sont les multinationales qui ont imaginé la Shoah ? Ce sont les multinationales qui ont rasé Dresde et atomisé Hiroshima ? Ce sont les multinationales qui ont massacré 20 % du peuple Khmer ? Ce sont les multinationales qui ont voulu exterminer les Arméniens, les Tutsis, les Bosniaques ? Bien sûr, il y a toujours eu et il y aura toujours des entreprises collaborationnistes, mais le grand danger vient de la concentration extrême de pouvoir et de violence qu'on appelle un gouvernement.

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Bonjour, je suis très intéressé par la cause de la Liberté (j'écris régulièrement dans Contrepoints et ai créé un blog). Mais, j'aimerais connaître votre position concernant l'euthanasie, l'avortement et le mariage gay.

Tout le monde sait que les sujets éthiques sont ceux qui provoquent le plus de clivage au sein du mouvement libertarien et que c'est un débat délicat.
En Belgique, contrairement à la France, nous avons la chance de vivre dans un pays où il n'est plus vraiment question de ces sujets. Tous ces thèmes ont été traités dans les années '90 avec un soucis de débat et de consensus que la tradition politique française rendrait impossible. Depuis lors, une série de lois sont en vigueur qui ne sont pas parfaites (quelle loi est parfaite ?) mais qui offrent une relative satisfaction à tout le monde et qu'à peu près personne ne remet en cause.
La position du Parti Libertarien est de ne pas rouvrir le débat sur ces matières, de tout faire pour ne pas nous laisser entraîner par les élans des uns et des autres et de défendre le statu quo juridique actuel.

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Le socialisme a-t-il détruit les solidarités traditionnelles (familles, amis, voisins, etc.) ?

Je ne pense pas que ces solidarités soient détruites. Elles existent toujours et s'expriment le plus visiblement dans les situations exceptionnelles. Par contre, oui, le socialisme les placent dans une sorte d'état latent où elles ne s'expriment plus assez au quotidien. Je suis sûr que ces solidarités renaîtront dans une société libertarienne et y donneront de meilleurs résultats que les actuelles politiques obligatoires, bureaucratiques et centralisées.

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Soutenez-vous une abolition totale de l'Etat ou êtes-vous minarchiste ?

Au Parti Libertarien, vous trouverez des libéraux classiques, des minarchistes, des anarcaps, des hippies, des chrétiens conservateurs, des anarchistes individualistes et même un délégué syndical CGSP ! Nous sommes d'accord entre nous pour ne pas ouvrir le débat sur des questions qui ne se posent pas actuellement en Belgique. Nous avons un programme (objectivement assez modéré) et, d'ici que nous ayons avancé significativement dans sa réalisation, nous aurons l'occasion de débattre des éventuelles étapes ultérieures.

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Que faut-il faire (et ne pas faire) en cas de faillite d'une banque ? Le garde fou de la faillite fonctionne-t-il vraiment sachant que les dirigeants s'assurent un atterrissage confortable ? Comment éviter la ruine des épargnants/retraités/investisseurs dans ce cas ?

La première chose à faire, c'est de rappeler que la faillite est le mode normal de régulation d'un marché. En 5 ans, rien n'a été fait pour faciliter la mise en faillite des banques zombies. Au contraire, les autorités ont systématiquement pris le parti de réduire les risques et de renforcer les garanties publiques. Il faut permettre la faillite et c'est aux épargnants de s'assurer que leur banque est solide. Pour les aider, nous demandons que soit repris sur tous les relevés, le taux de réserve appliqué à leur compte. (Cette simple mesure va bouleverser le fonctionnement du secteur bancaire pour le rendre moins dangereux pour les épargnants)
A titre transitoire, il existe une liste européenne des banques systémiques. Les banques reprises sur cette liste peuvent jouir d'un mode de liquidation particulier qu'on appelle le bail-in et qui consiste à garantir la continuité de l'entreprise mais en faisant prendre les pertes par les actionnaires et les créanciers plutôt que par les contribuables. En échange de ce gage de survie, les banques reprises dans cette liste devront être démantelées par leur autorité de contrôle. Le but est de retourner vers un tissus de petites banques dont chacune peut faire faillite sans entraîner tout le système économiquement dans sa chute.
Ainsi, on pourra retrouver un système bancaire sain dont les profits proviennent des services rendus aux épargnants et plus des accords de copinage avec le gouvernement.

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Faut-il donner des droits aux animaux ?

Vaste question qui nécessite d'être reformulée.
Tout d'abord, on ne "donne" pas de droits. Les droits ne sont pas un cadeau offert par une autorité, c'est une réalité qui doit être reconnue par l'autorité. Les droits existent indépendamment de leur reconnaissance. Il faudrait donc demander, les animaux ont-ils des droits ?
Ensuite, c'est un effet détestable de l'orgueil humain que de croire que le monde se divise en deux grandes classes, les humains d'un coté, les animaux de l'autre. En réalité, il existe toutes sortes d'animaux, dont les humains ne sont qu'une espèce.
Donc, nous pouvons déjà répondre par l'affirmative. Il existe au moins une espèce animale qui possède des droits, les humains. Quant aux autres espèces, il convient de les traiter au cas par cas. D'évidence, nous ne pouvons pas traiter sur le même pied l'escargot et l'orang-outan. Je ne suis pas complètement fermé à l'idée que les grands singes jouissent de certains droits, mais je n'ai jamais approfondi le sujet.
Ceci étant, dans l'énorme majorité des situations quotidiennes, par l'impossibilité d'une réciprocité dans la reconnaissance des droits, les rapports que nous entretenons avec les animaux doivent se fonder sur la morale et non sur la justice.

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Bonjour, vous parlez dans votre programme d'une suppression du chômage structurel par la libération du marché du travail. Mais quid du chômage temporaire? Qui payera les éventuelles allocations? Merci.

Le chômage frictionnel peut être couvert par l'épargne individuelle et le chômage conjoncturel par des sociétés de secours mutuels. Le marché, et j'y inclus syndicats et mutuelles, est capable d'assurer les risques normaux de pertes de revenus professionnels. Ce qu'il ne sera jamais capable de couvrir, c'est un chômage de masse permanent tel que l'État l'a créé. Contrairement à tous les autres partis qui ont baissé les bras et acceptent le chômage comme une fatalité, les libertariens ont la ferme volonté de revenir au plein emploi (qui n'est jamais que l'état normal dans une économie libre).

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Quel est votre avis sur la macroéconomie ? Peut-on s'en passer ?

Nous ne pouvons pas nous passer de la macroéconomie qui reste un branche fascinante de la philosophie morale. Par contre, nous pourrions nous passer de 80% des économistes. L'explosion du nombre d'économistes depuis les années 50 est directement liée à l'augmentation du rôle de l'Etat et à la volonté de prévoir et de gérer l'économie par le politique. La gravité des crises traversées depuis lors et la persistance d'un chômage de masse constitue la preuve la plus manifeste de l'erreur théorique qui consiste à croire que l'économie est capable d'établir des lois mathématiques, de prédire les comportements futurs et de guider les politiques publiques. Un peu d'économie nous éclaire, trop d'économie nous aveugle.

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Considérez-vous la zone de libre-échange transatlantique (TTIP) en préparation entre les Etats-Unis et l'Europe comme une bonne opportunité de faire valoir les idées libertariennes ? Que pensez-vous de cette idée d'union transatlantique ?

Les libertariens sont en faveur du libre-échange le plus étendu possible. La fermeture des frontières est mauvaise pour tout le monde, autant pour les producteurs bloqués que pour les consommateurs enfermés. Même les entreprises apparemment "protégée" peuvent en souffrir suite à l'appauvrissement général de la population. Nous soutenons donc tous les projets de libre-échange. Nous allons même plus loin et disons que si cet accord devait échouer, il faudrait ouvrir unilatéralement les frontières européennes. Bien sûr la disparition des barrières américaines serait un plus pour nos entreprises exportatrices et nous espérons qu'un accord permettra d'y parvenir. Mais un refus américain ne devrait pas justifier le maintient de barrières qui lèsent les consommateurs européens. A défaut d'accord négocié, nous plaidons donc pour une politique de libre-échange unilatérale.

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Il y a t il des exemples de sociétés libertariennes qui ont marchées?

Oui, de très nombreux. Bien sûr, le respect intégral des droits individuels reste un idéal qui n'a jamais été atteint complètement, mais de nombreux pays en furent bien plus proche que notre Belgique contemporaine. Un exemple tout simple est la Belgique de 1830 à 1914. Alors que la France a toujours été une demi-dictature centralisée et anti-libérale, la Belgique fut reconnue internationalement comme un modèle en matière de respect des droits et de liberté entrepreneuriale. La Wallonie était alors la deuxième puissance industrielle au monde après la Grande Bretagne. Notre constitution servait d'exemple dans de nombreux pays européens qui sont arrivés à l'indépendance dans la seconde moitié du 19ième siècle.
Un autre exemple fameux, plus exotique, est l'Islande médiévale. Pendant 5 siècles, il n'y a eu aucune centralisation administrative alors qu'émergeaient les monarchies absolues sur le continent. Mutatis muntandis, les institutions de justice et police peuvent être rapprochées d'une sorte de fourniture de service par des entrepreneurs en concurrence. Le système fut détruit par l'introduction d'un simple impôt de 1%.
Vous pouvez lire un article passionnant sur cette période ici : http://www.institutmolinari.org/l-etat-libre-d-islande-tue-par-une,331.html

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Le libéralisme ne peut-il pas fonctionnent uniquement dans un monde idéal où les hommes ne sont guidés que par leur raison ?

Il n'y a qu'un seul monde, c'est le nôtre et les hommes y sont rationnels. Parfois, nous ne comprenons pas autrui parce que nous ne partageons ni ses valeurs ni ses conditions objectives d'existence, mais en pratique, tout le monde sait faire ses comptes, connaît ses propres intérêts et est capable d'agir en vue d'une amélioration de sa situation.
L'idée inverse d'un abrutissement général est évidemment un prétexte au maintient du pouvoir tentaculaire de l'Etat. Je n'ai d'ailleurs jamais rencontré personne qui se considère lui-même faire partie de la foule abrutie est être irrationnel dans son comportement. Par contre, j'ai entendu mille fois cet argument pour priver le voisin du droit élémentaire à vivre sa vie tranquillement.
Remarquons enfin que si les hommes ne sont pas rationnels, je ne vois pas par quelle magie ils le deviendraient une fois élu. L'Etat n'est pas une entité mystique qui confère un génie particulier aux députés et ministres (au contraire !)
En définitive, soit les hommes sont rationnels et le libertarianisme est le meilleur système, soit ils sont irrationnels et la centralisation étatique est le pire système. Dans tous les cas, la liberté nous fera du bien.

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Comment voyez vous l'état, comment définissez-vous la nation?

Je me fonde sur la définition de Weber qui voit l'État comme une structure sociale qui prétend au monopole de la violence. Il est extrêmement important de se souvenir en permanence que l'État et la violence sont intimement mêlés. Toute politique se résume à l'emploi de la violence ou à la menace de celle-ci. Raison pour laquelle nous nous opposons même aux programmes les plus généreux en apparence car ils reviennent toujours, in fine, à justifier la violence.
Quant à la Nation, c'est encore un de ces concepts globalisant qui servent à camoufler les réalités individuelles. Elle n'a d'autre existence que dans le discours de ceux qui veulent opprimer les individus déviants par rapport à une norme culturelle posée comme supérieure. Il n'existe aucune place pour des tels concepts dans la pensée libertarienne.

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"Encadrement légal de la production et du commerce des drogues dites “dures”." - Quel type d'encadrement prévoyez-vous ?

La grande majorité des drogues récréatives ont également une utilisation médicale et il existe déjà actuellement des filières de productions légales pour fournir les hôpitaux. Les produits qui en sortent respectent évidemment les normes de qualité les plus sévères de l'industrie pharmaceutique. Il serait probablement judicieux de partir de ces filières pour les élargir progressivement à une fourniture plus large que le seul milieu médical.
Il va de soi que ce genre de politique ne peut pas être menée sans une large implication des acteurs actuels. Nous ne prétendons pas avoir un plan précis pour chaque question technique. Ce serait d'ailleurs à l'inverse de notre philosophie qui affirme justement que la société ne peut pas être gérée de façon centralisée par le gouvernement. Nous indiquons dans quelle voie nous souhaitons nous engager et, le jour venu, nous implémenterons le changement avec l'aide des professionnels du terrain. Hors de question pour nous d'arriver avec un plan en 5 phases et 48 étapes qui serait imposé d'en haut. Nous sommes favorables à la gestion locale, à l'autonomie des professionnels et à l'empowerment de tous les acteurs.

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