@Patrick_Smets

Patrick Smets

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As-tu milité ailleurs avant de te lancer dans l'aventure du Parti Libertarien ?

A 16 ans, je me suis fait membre du PRL mais j'étais jeune et je ne savais pas !
Pour relativiser cette erreur de jeunesse, je rappelle qu'à l'époque internet n'existait pas et qu'il fallait encore lire des livres ! Rothbard ne faisait pas vraiment partie des conseils lecture des mes profs.

Qu'entendez vous par "Rétablir le respect absolu des libertés individuelles, civiles et économiques", pouvez vous dévelloper ?

Ce point sera développé en long et en large dans le programme que nous diffuserons prochainement.
Ce serait un peu trop long à développer ici. Pour résumer, disons que la liberté individuelle est le seul critère qui doit guider les choix politique et que ceci doit s'exprimer dans tous les domaines, vie privée, travail, entreprises, rapport à l'administration, religion, école, police, justice, etc.

Qu'est-ce qui différencie un libertarien d'un libéral ?

Le libertarien a une vision réaliste de l'Etat alors que le libéral en a une vision idéaliste.
Pour le libéral, l'Etat est le garant des droits individuels et du fonctionnement des institutions de marché. Sans État, nous serions plongés dans le chaos d'un monde tribal soumis aux bandes mafieuses. L'Etat minimum lui apparaît comme une nécessité, comme un acte de civilisation, comme un bien. Avec le temps, le libéralisme est devenu démocratique, républicain, voire social. il a abandonné l'idée de l'État minimal pour accepter l'idée d'un État régulateur chargé d'assurer le bon fonctionnement de la concurrence, puis d'un État actif chargé de rendre les services que le marché ne peut pas assurer.
Le libertarien, quant à lui, porte un regard réaliste sur l'État, qu'il identifie d'ailleurs régulièrement au gouvernement car il refuser d'accepter la fiction juridique d'une entité distincte des hommes qui la peuplent. Il constate que l'État a toujours été le premier à violer les droits des individus, à leur donner des ordres, à les voler, à les tuer. L'État ne nous protège des mafias que dans la mesure où il ne supporte pas la compétition. Si les libertariens se divisent sur la possibilité effective de faire disparaître l'État et sur les conséquences d'une telle disparition, ils s'accordent tous pour dire que les gouvernements sont nos premiers ennemis et doivent être sévèrement gardés sous contrôle. Dans tous les cas, l'État est un mal que ce mal soit nécessaire, inévitable ou inutile.
En résumé, pour un libéral, l'État minimal est le plancher ; pour un libertarien, il est le plafond.

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Il y a des zones à Bruxelles où la police ne vient plus. Je pense à des quartiers a Molenbeek ou Schaerbeek ou Anderlecht. On voit très bien que certains ne sont pas intégrés. Quelle est votre opinion la dessus ?

Déjà, mon opinion, c'est que les deux sujets n'ont rien à voir.
En ce qui concerne les zones de "non-droit", c'est un problème de bandes urbaines qui cherchent à protéger l'espace où se déroulent leurs innombrables petits trafics. Je pense que la sécurité aura fait un grand pas, dans ces quartiers là et ailleurs, quand on aura rendu au commerce ordinaire ce que dont le crime s'est emparé, et en premier lieu la drogue. On imagine mal à quel point la prohibition est criminogène et gangrène notre société. La fin de la prohibition coupera les vivres aux bandes qui cherchent à prendre le contrôle de tel ou tel territoire et ramènera un peu de calme dans les quartiers en question.
En ce qui concerne l'intégration des immigrés, la tendance actuelle tend à mettre n'importe quoi dans ce terme et à leur demander de se couler dans un modèle de perfection qui ne correspond en fait à personne. Bientôt, rouler trop vite sur l'autoroute ou fumer dans un café sera un vu comme un motif suffisant d'expulsion. Pour les libertariens, la seule chose qui compte, c'est le respect des droits naturels, ne pas tuer, ne pas voler, respecter ses contrats. Pour le reste, chacun peut encore vivre comme il le veut, en burka ou en maillot de bain, en parlant la langue qu'il veut, en pratiquant la religion qu'il choisit. Nous aimons la diversité culturelle, le localisme, les communautés, le cosmopolitisme.

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Que signifie libérer et mettre en concurrence les monnaies ?

La concurrence monétaire est un des grands projets du courant dit de l'économie autrichienne (auteur principal : Ludwig von Mises). Il s'agit de supprimer le monopole centralisateur de la BCE et de laisser émerger des monnaies alternatives à l'Euro afin de répondre au mieux à la demande de monnaie locale. Les avantages sont nombreux dont une réduction des risques d'inflation, une facilitation de l'épargne et une limitation des déficits budgétaires. Vous trouverez plus d'information à ce sujet en googlant des termes comme "concurrence monétaire" "monnaie privée" ou "système de banque libre". Bitcoin est aujourd'hui l'exemple le plus connu de monnaie privée.

Un vote pour vous ou le Parti Libertarien n'est-il pas un vote perdu ? Comme les grands (MR-PS-CDh-Ecolo) se mettront quand même ensemble...

Le vote pour le Parti Libertarien est un vote utile à long terme. Même s'ils sont trop faibles pour nous ouvrir les portes des parlements, les résultats immédiats auront un impact sur la visibilité que les médias nous donneront. Se réfugier à court-terme dans un pseudo "vote utile", c'est couper l'herbe sous le pied à l'émergence de notre mouvement et à des changements profonds dans le futur. Le vote pour le Parti Libertarien est un vote pragmatique dès qu'on s'inscrit dans le long terme.

Qu'entendez-vous par " hygiénisme forcé " ?

L'hygiénisme forcé désigne l'ensemble des politiques qui cherchent à imposer un mode de vie sain sans tabac, alcool, graisse, etc. Depuis quelques années, ce programme est en hausse partout dans le monde et sert de prétexte à une série de vexation sans rapport avec le rôle de l'Etat. Par exemple, on a récemment découvert que le CdH veut interdire les cigarettes en chocolat.

Par quels moyens réduire la dette publique belge si vous supprimez les impôts, taxes et accises ?

Vous avez raison de soulever ce point. Le remboursement (ou la simple réduction) de la dette publique nécessite le maintien d'une fiscalité élevée, ce que nous ne voulons pas tolérer. Nous proposons donc l'annulation de la dette publique belge. C'est une mesure radicale mais qui ouvre au moins le débat entre l'arbitrage qui devra être fait entre créanciers et contribuables. Il n'y a aucune raison que les créanciers ne prennent pas au moins une partie des pertes causées par la faillite de l'Etat Providence.
Pour en savoir plus sur ce point, je vous recommande la lecture des deux textes suivants
Le point de vue libertarien sur la dette publique : http://www.contrepoints.org/2012/10/29/102389-rothbard-et-la-perspective-libertarienne-sur-la-dette-publique
Le défaut souverain de la Belgique est inévitable : http://www.parti-libertarien.be/le-defaut-souverain-de-la-belgique-est-inevitable/

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Que pensez-vous des islamistes élus dans certaines communes Belges ? Au nom de la liberté, doit-on les laisser, comme ils l'ont clairement annoncé, appliquer à court ou long terme, les privations de liberté, entre autre, prévues par la charia?

Il apparaît clairement que la charia et le libéralisme sont deux courants juridiques tout-à-fait différents et antinomiques à bien des égards. Nous combattrons donc toute tentative d'instaurer la charia en Belgique. Ce combat contre la charia, de même que notre combat contre le socialisme ou le fascisme, s'effectuera au sein de l'ordre démocratique belge et dans le soucis du respect des personnes et des droits individuels, en ce compris les droits inaliénables à la liberté d'expression et à la liberté d'association.
En clair, tant qu'il n'y a pas d'incitation à la haine et d'appel à la violence, chacun est libre de participer à un mouvement qui propose de s'inspirer de la charia dans le droit belge. Ce seront des adversaires politiques au même titre que d'autres partis actuellement bien mieux implantés, ni plus, ni moins.
Dans la foulée, je vous invite à relativiser votre crainte quant à l'islamisme en Belgique. Il ne suffit pas d'avoir deux conseillers communaux pour être en mesure d'appliquer la charia en Belgique. Nous vivons dans un pays civilisé, encadré par des lois, une constitution et des conventions internationales qui entendent garantir le respect des libertés individuelles. Remettre en cause ces lois, constitution et conventions relève d'un travail de très longue haleine qu'aucun mouvement islamiste en Europe n'est capable de produire à ce jour.
Il me semble donc prioritaire de s'attaquer aux dangers plus immédiats que représentent l'austérité socialiste, la politique monétaire irresponsable et le millénarisme écologique.
Nous espérons vous retrouver à nos cotés dans ces combats.

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Language: English