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- CONCOURS.

Noh’Mad
Les flocons de neige tombaient sans relâche du ciel, couvrant les arbres d'un épais manteau lumineux. De petites stalactites s'étaient formées aux branches d'un unique arbre, comme si celui ci avait pleuré la mort de l'été, tandis que l'hiver s'était empressé de cristalliser ses larmes.
Derrière moi, le vent effaçait mes empreintes, comme mû par la volonté de chasser toute trace de vie de ce paysage aux nuances de blanc. La forêt s'étendait à perte de vue, les immenses troncs morts des arbres assassinés par le froid se levaient vers le ciel. On aurait juré que ce dernier reposait sur leur cime, tel une immense toile gris de cristal tendue au dessus du monde.
Après des décennies d'horreur humaine, Sieur Climat avait déchaîné sa colère. Personne ne se souvenait du début de l'hiver. Il était là avant nos grands-parents, et avant les parents de leurs parents. Depuis des générations, le froid avait pris possession de cette contrée, dévorant les corps jusqu'au plus profond de leur être. Parfois, les températures étaient si basses que l'eau infiltrée dans les roches les faisaient éclater en gelant.
Je continuai mon chemin, emmitouflé dans mon épaisse fourrure. Parfois, on entendait au loin le grondement d'une avalanche. La peau de mon visage était rougie par le froid, et la morsure du vent sur mes lèvres achevait de fissurer mes lèvres.
Après une après-midi entière à luter contre les éléments, j'arrivai enfin au pied de la cascade. Son débit était tel que même la plus glaciale des nuits ne parvenait à l'immobiliser totalement. Aujourd'hui plus que jamais, un vacarme assourdissant, étourdissant même, émanait de son pied.
En ce 24 décembre, veille de Noël, je vins me recueillir, comme chaque année. C'était ici, il y a maintenant cinq ans, que Diana s'était évanouie au bord du fleuve., sans personne pour la secourir. On l'avait retrouvée, le visage calme et serin, emprisonnée dans la glace, et on avait décidé de l'y laisser. Depuis, chaque année, l'hiver l'emporte un peu plus profondément dans les entrailles de la terre, recouvrant son corps de couches de glaces toujours plus épaisses. Pour l'instant, on distinguait encore sa silhouette, mais je ne pense pas que cela durera encore longtemps.
Je posai mon cadeau sur sa sépulture, un oiseau de proie taillé dans le bois, et lui envoyait un baiser. Cette année était la dernière, plus jamais je n’effectuerai le trajet du village à la cascade.
Je détachai ma fourrure et la jetai au vent. Je m'allongeai contre le sol, à même la glace. Bientôt, le froid m'aura à mon tour pétrifié pour l'éternité, et je ne ferai plus qu'un avec ma princesse à la peau diaphane et son royaume gelé.

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Et l'eau s'engouffra en moi, emplissant mes sens et mon esprit, lavant mon être de sa peur et de ses faiblesses. La douleur envahissant mes poumons était comme un feu exaltant, purifiant mon essence tout entière.
Mon corps, inerte mais toujours parcouru par le flux impétueux de la vie, était ballotté au gré des vagues qui venaient se briser sur la rive, tandis que les dernières goulées d'air quittait mon corps en un filet toujours plus ténu de bulles.
L'obscurité commençait à m'embrouiller l'esprit, comme tant de drogues auparavant, et pourtant je ne m'étais jamais senti aussi lucide. Ma conscience flottait plusieurs mètres au dessus de mon presque cadavre, contemplant l'écume galopant sur mon dos.
C'est alors que la lutte pour la vie commença. Mon corps, dans un dernier effort désespéré, tentant de se libérer de l'étreinte de mon esprit, entama une série de convulsions de plus en plus violentes. Mais je tins bon, et en moins d'une minute, le manque grandissant d'oxygène mit fin à la bataille. Dans ce genre de situations, le corps finit par renoncer au précieux gaz, dans l'espoir de préserver le cerveau. Rien ne peut vous être plus fidèle que vous-même.
Et alors qu'enfin je me sentais partir, une autre douleur, cent fois, mille fois plus forte que tout ce que j'avais ressenti jusqu'à présent envahit mon être. Inexplicablement, l'air avait finalement trouvé un chemin vers mes poumons, bataillant avec rage contre l'eau, que vomissait mon corps au rythme des spasmes qui me prenaient. Un véritable brasier brûlait en moi.
Après une minute, qui me paru durer un millénaire, je cessais de me convulser. J'inspirais à grandes goulées cet air qui semblait s'enflammer tandis qu'il pénétrait dans mes poumons.
Alors, lui, qui m'avait sorti la tête de l'eau, me prit dans ses bras, me regardant droit dans les yeux. Je crois que son visage ruisselait de larmes. Je sentis sa chaleur corporelle me gagner aux endroit où nos peaux se touchaient.
La flamme de sa vie avait embrasé l'essence de mon être.
«Loup...»
Et tandis qu'un feu intérieur continuait de ravager mes poumons, je sombrais dans l'inconscience.

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Alors Paul, ton avis sur le dernier album d'Adèle?

stu-pid.
Au premier abord, j'ai été un peu désappointé, une fois de plus c'est une rupture avec l'ancien album, ce n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais. Mais depuis que je l'ai acheté le matin de sa sortie (fan-attitude oblige), je ne fais que l'écouter, et je suis vraiment sous le charme des 11 chansons de ce chef-d’œuvre. Une fois de plus, Adele y démontre la maîtrise de sa voix et son talent pour la composition.
Je l'adore.

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Comment es tu?

Pour mon père je suis égoïste.
Pour ma mère je suis distant.
Pour mon grand-frère je suis emmerdant.
Pour mon petit-frère je suis pas assez proche.
Pour ma grand-mère je suis un amour.
Pour mon autre grand-mère je suis celui en qui on peut avoir confiance.
Pour mes amis proches irl je suis l'homme a qui tout réussis, sans problème dans la vie.
Pour mes meilleures amis je suis secret.
Pour ceux qui viennent de me connaître je suis la joie de vivre.
Pour moi, je suis Paul, et j'essaie juste de vivre une vie qui me plaît.

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SoleÐad.
Alex.. On l'a jamais aimé.. Il a jamais été dans les bras d'une personne qu'il aimait.. Pourtant, Alex il est pas méchant.. Il demandait que ça, d'être aimé et d'aimer... Mais non, ça a jamais été réciproque, l'amour c'est un truc que la vie avait refusé à Alex jusque ici. Même son papa, il lui avait refusé ça. Et puis son grand frère aussi. Y'avait que maman.
Alex il voulait juste avoir un copain et lui serrer la main. Mais non. Et puis Alex il a eu une déception amoureuse. Puis encore une. Et une troisième. Et un soir où il allait vraiment pas bien il s'est laissé aller. Il a pas aimé. Il a fait ça avec un inconnu de presque 30ans à l'arrière d'une voiture. Bien sur qu'Alex il rêvait de mieux. Il voulait une première fois toute belle avec la personne qu'il aime et qui l'aime. Mais Alex il a jamais trouvé ça. Cette première fois à finis de le jeter au fond. Il allait de moins en moins bien. Et puis un autre soir, il s'est dit que de toute façon il était qu'une vieille loque, que c'était qu'une mauvaise expérience dans cette voiture. Alors il est allé voir un autre inconnu. De 30ans lui aussi. Il a pas aimé non plus. C'était presque du viol. Mais le monsieur à serré Alex longtemps dans ses bras après. Et Alex savait pas pourquoi mais il était bien dans les bras forts du monsieur. Il était tout au chaud. Et il est resté longtemps comme ça. Il pensait plus au reste, c'était bien. Et puis Alex est rentré, dur retour à la réalité. Et les bras du monsieur lui ont manqué. Il a regretté. Encore. Alors il est allé voir Paul. Paul il était jeune. Beau de partout, et très gentil. Ce Paul est devenu un sexfriend. Et le Alex triste, il allait un peu mieux, il passait toujours au moins deux heures dans les bras de Paul. Et puis au lit c'était pas si mal. C'était même plutôt bien. Mais Alex il est tombé amoureux. Et ça a pas plu à Paul. Alors il est parti. Et Alex s'est retrouvé encore seul et trahis par l'amour. C'était en mars. Et depuis Alex il essaie de plus céder. Et il tient. Mais souvent, la tentation d'échanger son corps contre des bras reviens le hanter.

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Quand je me lève dans la nuit, je rêve que tu es là, avec moi. Bien que tu sois loin, je sais que tu seras toujours près de moi. Je vais me coucher, et imaginer que tu es là, avec moi. Je vais dormir, et j'imagine que tu es là, avec moi.
Je ferme les yeux et sens ta présence à mes côtés, chaque soir. Chaque larme qui coule de mes yeux est un souvenir qui me donne envie de boire. Je vais me coucher, et imaginer que tu es là, avec moi. Je vais dormir, et j'imagine que tu es là, avec moi.
J'avais tort, je pleure encore, je t'aimerai jusqu'au jour de ma mort, toi et moi, toi et moi, ma seule raison d'avoir de l'espoir.
Quand le matin arrive enfin, j'ai la tristesse que tu m'as laissée, chaque jour passe, jusqu'à ce qu'enfin ma fin vienne.
Je vais me coucher, et imaginer que tu es là, avec moi. Je vais dormir, et j'imagine que tu es là, avec moi.

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«Hey Thea, comment tu fais pour jamais pleurer?
-Pourquoi tu m'demandes ça?
-J'sais pas... je veux dire, la vie qui s'acharne sur toi à chaque fois, comment tu fais pour encaisser tout ça sans jamais verser une seule larme?
-Ah, ça. J'en sais vraiment trop rien Kat. Je crois pas qu'ce soit un choix. Plus... une habitude, je dirais. La première fois, j'suis vraiment tombée au fond du trou. J'ai mis du temps à me relever. Et puis à force, tu t'y attends. Dès que tu t'es plus ou moins rétablie tu sais qu'une autre connerie va surgir dans ta vie. Ça fait toujours aussi mal, mais tu savais que ça allait arriver. Tu as presque envie de prendre les paris pour savoir quel est le prochain qui sera pris d'un cancer ou buté par un mec qui téléphone au volant. C'est dégueulasse mais c'est comme ça. Heureusement je vous ai. J'serais pas allé bien loin sans vous et mes clopes.
-La vie est une grosse salope avec toi.. Pourquoi..
-Oh, j'ai sûrement pas été gentille dans une autre vie, j'ai du couper les veines de quelqu'un et je paie. J'en sais rien Kat, j'crois pas à toutes ces histoires de Karma, de paradis et de trucs comme ça. C'est pour ça que je refuse de pas essayer de me relever à chaque fois. Parce-que malgré tout ce putain d'merdier, y'à quand même de sacrés bons moments.
Et puis, si y'a rien après la mort, j'aime autant avoir profité au maximum des quelques personnes auxquelles je tiens, juste au cas où, quitte à m'retrouver bien bas encore quelques fois.»

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"T'as déjà regardé une feuille d'arbre de près ? C'est beau et ça vole au vent en plus. J'ai envie d'être une feuille quand ça va pas. Pas toi ? Je retourne courir dans les bois. Je t'embrasse, C."

Tu as déjà été à la plage, mis tes mains en coupe et pris de l'eau dans la mer pour l'envoyer dans les airs? As tu déjà fais attention aux billes translucides qui se forment? De petites sphères qui brillent au soleil, volant librement, pleines de couleurs chatoyantes, pétillantes de vie dans les rires des enfants qui se jouent dans la mer aux alentours.
C'est comme ça que je me sens quand il me regarde, quand il me murmure de jolis mots dans l'oreille. Moi je suis la petite goutte d'eau dans l'océan, et lui il est les mains qui m'ont choisi pour m'envoyer virevolter de bonheur dans les airs.

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Écris, écris... Je t'en prie écris. J'ai besoin de tes mots.

"Tu veux vraiment continuer à lui parler?
-Oui, vraiment...
-Fais attention à ton cœur.
-Il est élastique..
-C'est fragile, un cœur.
-Je sais bien.
-Ça me fait chier tout ça..
-T'inquiète pas va, j'en ai vu d'autres..
-C'est bien ça le problème. Au bout d'un moment tu vas toucher le fond, t'es bien trop gentil pour qu'on te fasse du mal.
-J'ai un loup qui veille sur moi, il m'a déjà relevé ne t'inquiète pas...
-D'accord.. s'il veille sur toi comme tu le dis, c'est une bonne chose alors.
-...
-J'ai vécu le fait d'être à moitié morte, et je m'y accroche maintenant à la vie. Tu rencontreras un magnifique homme qui te montrera les quatre coins du monde en te soufflant à l'oreille, chaque jour, qu'il t'aime plus que tout.
-Mais c'est lui que je veux... même si c'est un connard infidèle...
-Tu ne te rends vraiment pas compte à quel pont il va te faire du mal Paul...
-Mais j'ai encore plus mal maintenant...
-Ce n'est que le début si tu ne le laisses pas partir. Sinon je vais devoir m'en occuper et vraiment... ça me ferait mal. S'il te plaît. Je sais que c'est très dur pour toi, et que ça le sera aussi pour lui, mais vous devrez vous oublier.. vous êtes en train de vous tuer et je ne peux accepter le fait qu'il te détruise comme ça.
-Mais je ne veux pas l'oublier... moi c'est lui que je veux...
-Je ne pense pas que tu l'auras, franchement. Je suis désolée, vraiment désolée mais c'est bien plus compliqué que tu ne le crois pour ce qui le concerne. Il te fait espérer pour rien. J'ai beau l'adorer, c'est un vrai connard pour les affaires de cœur et celle-ci ne se finira pas sous des rires et des fleurs.
-Je sais tout ça... mais je choisis pas, je l'aime toujours, je l'aime si fort putain...plus que tu ne peux l'imaginer...
-Tu es... amoureux?
-Mais bien sur...
-Je ne sais pas quoi dire Paul.. mais tu dois absolument arrêter de lui parler, tu cours à ta perte!
-Je peux pas arrêter ça..
-Mais tu ne peux pas continuer non plus. Je ne peux te donner qu'un conseil, pars... lâche-le..
-Non, j'en mourrais.
-Non, non!!! Paul putain meurs pas pour un gars comme lui!"
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Parfois, je souhaite que nous soyons restés des étrangers, ainsi nous n'aurions pas connu toute cette peine.

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SoleÐad.
Et au fond la classe il y avait ce gamin que tout le monde regardait mais que personne ne voyait. Celui qui allait se cacher dans un coin à la récré pour que les autres ne viennent pas le frapper. Ce petit garçon qui n'avait rien fait qui voulait juste être un peu aimé et pouvoir s'amuser.
Puis le soir il rentrait à la maison après une autre journée à la con. Souvent son père avait un peu trop bu pour oublier qu'il n'était pas bon. Alors il levait la main dans les airs pour la lancer sur son garçon. Ça l'aidait à se sentir puissant et à oublier son mauvais fond.
Puis le temps à finit par passer et la chance à changé d'air. Le petit garçon a grandi et ne s'est plus laissé faire. Alors son père est parti ailleurs en emportant ses affaires.
Mais laissant derrière lui tout un tas de cicatrices sur la chair.

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Jake a deux princesses.
Pour A et J.
L'aube pointait au loin, au-dessus des sommets des immeubles de la ville endormie. Le froid nocturne hantait encore l'air et quelques étoiles parsemaient encore timidement la voute céleste. Ma main dans la tienne, nous déambulions paisiblement dans les rues calmes, sans échanger un seul mot. L'ivresse de cette folle nuit quittait peu à peu nos veines, laissant la fatigue s'installer lentement dans nos esprits.
Nous avions passé la nuit à boire sans jamais nous saouler, buvant à même la bouteille le liquide enivrant, courant dans la ville tels chien et chat en un jeu de séduction et de chasse sans fin.
Mon rire ne cessait de résonner entre les façades des bâtiments, volant dans la nuit tel les éclats de cristal lorsque le verre se brise au sol, tandis que tu me courrais après pour venir m'enserrer dans tes bras.
Puis tu étais entré dans une boite de nuit, me tirant par la main, le sourire aux lèvres et la joie dans les yeux. La musique envahissait mon esprit, renforçant mon impression d'ébriété, me noyant dans un tourbillon de bonheur encore plus intense, sous le feu des lumières multicolores de la boite de nuit. Nous avions acheté une bouteille de champagne pour fêter notre anniversaire, nos 1096 jours de couple, avant de nous diriger sur la piste de danse pour laisser notre énergie s'exprimer. Malgré le ridicule de nos mouvements, pas une seule seconde le sourire n'avait quitté mes lèvres. Après plus de deux heures à danser l'un en face ou contre l'autre, nous finîmes par n'en plus pouvoir et quittâmes les lieux pour finir notre bouteille en un lieu plus calme, main dans la main.
Nous nous étions donc allongés sur l'herbe fraiche d'un parc situé à quelques rues d'ici, entre les grands arbres sombres, sous le ciel enflammé d'étoiles. Je m'étais alors blottit contre toi, le visage dans ton cou, tes bras rassurants me protégeant du reste du monde. Je sortais régulièrement ma tête de sa cachette pour quémander de langoureux baisers, avant de replonger dans la chaleur de ton corps, tandis que tu me susurrais des mots amoureux dans l'oreille.
C'est alors que j'avais ressentis cette vague, ce tsunami. Un véritable ouragan se déchaina en moi, retournant mon esprit, chavirant mon cœur, comprimant ma poitrine et retournant mes tripes. Des sanglots convulsés me prirent le corps, accompagnés d'un flot de larmes acres et salées. Tu me regardais de tes beaux yeux inquiets et étonnés sans savoir quoi dire. C'est alors que le plus sincère des sourires naquit sur mes lèvres. J'étais heureux. Enfin heureux. Tu m'avais sortis des ténèbres et m'avait amené dans cette euphorie totale. Et pourtant je venais seulement de me rendre compte d'une chose, après trois ans passés ensemble. Je ne pensais pas ressentir cela un jour dans mon cœur. Voilà donc ce que c'était... Plus que tout au monde je ressentais le besoin de partager cela avec toi. Je prenais une grande inspiration avant de prononcer ces quelques mots si étranges...
"Je t'aime."

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Julen.
Tu as joué à me battre. Je suis fatigué, mec. Pense à me serrer la main quand tu me poignarderas encore. Écoutons la télévision, la radio. Personne ne l'aurait pour autre chose que de l'amour. Je me suis trouvé un abri au creux de tes bras, abandonnant mon courage, noyant ma peine dans l'alcool et la fumée. Attendons d'être appelés, nous n'avons pas tout perdu encore. Regardez le soleil se coucher sur terre du haut de vos trônes, pleurez quand votre cœur est brisé, petits êtres rêveurs.
N'ai je pas tout donné, fait de mon mieux? Donné tout ce que j'avais? Pourquoi ne te rappelles-tu pas tout ça? C'est à se demander si la vraie vie est vraiment ici. Je t'ai eu à l'esprit un long moment, tu as coulé dans mes veines. Aurais tu oublié? Voilà l'épilogue. Tu resteras toujours une part de moi-même.
Mais je n'ai plus besoin d'y penser. Si j'ai tort j'ai raison. Stupide. On me dit que je suis fou, mais si je le suis, c'est de toi. Je ne te souhaite que le meilleur. Je chante pour toi, mais tu ne viendras. Je ne pourrai pas le faire sans toi. Si mes sentiments ne sont pas de l'amour, alors dites moi, qu'est ce qui en est? Qu'est ce que l'amour? Je n'attendais rien et tu as débarqué. Après tout, qui veut que tout aille bien dans sa vie? C'est mieux quand quelque chose ne va pas, on ressent cette excitation dans nos os comme lorsque nous jouons. Et je joue avec le feu. Laissez moi me brûler, retourner dans la souffrance. Laissez moi aimer en paix, laissez moi souffrir, mettre du sel sur mes plaies. Je me complais dans ma peine. J'envoie mon amour dans ces photographies, j'espère qu'il ressent mon amour aussi loin qu'il soit. Je t'aimerai toujours, me souviendrai toujours des étreintes que tu as pu m'offrir. Sens l'amour, sens l'amour tandis que je bois pour t'oublier et pour me souvenir de toi. Les gens sont si ennuyeux sans toi. Le doux baiser sur mes lèvres, ta langue passant entre mes dents. J'ai l'impression que tu m'as chassé du paradis. C'est un amour terrible qui me poursuit jour et nuit. Tu avais toujours aimé mon côté étrange. Quand tu étais encore vivant.

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Je pourrais avec une belle photo de femme, peut couverte ? Je ne veux pas de porno mais une belle femme avec de belles formes, pas une "femme" taillée comme une Barbie

Adele. Elle n'est pas dénudée. Mais elle est belle malgré ses formes. Et une anecdote à son sujet:
Lorsque le producteur d'Adele lui a demandé de maigrir, elle lui a répondu "Je chante pour les oreilles, pas pour les yeux."
Je pense que dans cette mesure, on peut la considérer comme un modèle. Elle assume son corps dans cette société de la minceur. Et cela la rend encore plus magnifique.
J'encourage les femmes (et les hommes) qui complexent de leur corps (pas forcément du poids en particulier) à faire comme elle: envoyez chier ceux qui vous critiquent. Votre corps n'appartient qu'à vous, vous en faites ce que vous voulez. Ils n'ont aucun droit de jugement sur votre physique.

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On s'appelle Cassie(s).
Je tire ce texte de mon roman favori. Je mets cet extrait ici car il traite un sujet qui me tient à cœur, j'ai choisis d'ajouter une petite suite à ce texte, pour l'adapter à l'aspect que je souhaite lui donner.
"Je fermai mon cœur et forçait mon être à se figer. Ma peine passerait avec le temps; je me répétai ce mensonge jusqu'à ce que le sommeil s'empare de moi.
Je m'éveillai quand la clarté du jour qui tombait par la fenêtre atteignit mon visage. J'ouvris les yeux mais ne bougeai pas. Après l'obscurité de la tempête, la lumière pâle qui emplissait la chambre me donnait l'impression de me trouver sous l'eau. Je me sentais curieusement vide, comme lorsqu'on entre en convalescence à la suite d'une longue maladie. Je cherchai à saisir un rêve fuyant, mais n'attrapais que l'image d'une matinée lumineuse, avec la mer à mes pieds et le vent dans mon visage. Je n'avais plus sommeil, mais je ne ressentais nulle envie de me lever pour affronter une nouvelle journée. J'avais la sensation d'être enfermé dans une bulle et de pouvoir faire perdurer ce moment de paix à condition de rester parfaitement immobile. J'étais couché sur le flanc, le bras et la main sous l'oreiller plat; au bout de quelques temps, je pris conscience de la présence des plumes sous mes doigts.
Je levai la tête pour les observer, mais la pièce se mit tout à coup à danser autour de moi, comme si j'avais trop bu la veille, et les réalités du jour à venir s'abattirent brutalement sur moi. Je me redressai lentement."
La réalité. De retour dans ce monde vidé, je m'étais retrouvé privé d'une part de mon être, amputé d'un morceau de mon âme, et le trou béant laissé saignait sans jamais que la cicatrisation ne commence. Instant après instant, je me vidai de ma substance. La mort de Loup m'avait anéanti, mutilé. La peine du monde entier semblait peser sur mes épaules, m'écrasant de tout son poids.
Et tandis que je marchais d'un pas lassé dans le couloir du premier étage, je sentis la marée monter en moi. Je m'écroulai face contre terre, emporté par le chagrin, le corps convulsé par le sanglot. Et je déversai mes larmes, toutes ces larmes que je contenais en moi, comme le barrage retient un fleuve. Et mes barrières avaient cédé. Je crispai mes poings, de rage autant que de désespoir, hurlant ma souffrance en un ridicule râle de souffrance, entrecoupé par les spasmes qui parcouraient mon corps.
Je restai là une heure au moins, peut-être plus, empêtré dans les filet que la folie du chagrin avait jeté sur moi, revoyant sans cesse le dernier regard qu'il m'avait lancé avant de sauter. Il n'y avait pas de courage dans ces yeux, que de la tristesse.
Et les voix dans ma tête me hurlaient de le rejoindre. Cet amour que je lui portai alors ne trouvait aujourd'hui plus personne à qui s'adresser, je n'obtenais plus de tout cela qu'un immense vide, un manque que rien ne semblait pouvoir combler, et la meilleure solution pour couper court à cette mascarade paraissait être la voix que mon Loup avait choisi.

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Ce soir j'ai eu envie de vous proposer quelque chose de nouveau. Je veux essayer quelque chose dans le but de vous noyer dans les émotions. Je veux tenter l'association de deux moyens de ressentir intensément: la musique et les textes. C'est pourquoi je vous demande de lire le texte qui suivra en écoutant cette chanson. Prenez votre temps, suivez la ponctuation, mettez vous en rythme avec le texte. C'est un essai, j'espère que celui-ci ce révélera convaincant. S'il vous plait, attendez bien que la musique aie commencé. Bonne lecture.
https://www.youtube.com/watch?v=iO_soSHgZsM
Allongés sur l'océan. Le ciel gris pleure sur le monde, répandant sa peine. Pas un brin d'air ne plisse la surface de l'eau. Pas un son ne nous parvient hormis la chute des gouttes de pluie sur la mer.
Mes cheveux trempés collent à mon front, nos corps nus enlacés partagent leur chaleur, tentant désespérément de se réchauffer l'un l'autre, tandis que le froid nous gagne lentement.
Je ne sais, ne sais pas pourquoi nous sommes ici dans l'attente de notre fin.
Mais mes mains caressent lentement ton ventre. Du bout des doigts, plus légers que l'envol d'un papillon. Je sens frémir ton abdomen. Je remonte jusqu'à tes seins, aussi patiemment que la graine qui attend le retour du printemps pour germer.
Ma main se pose sur ton mamelon droit afin d'en épouser la forme parfaite. Il est doux et ferme, enivrant de désir. Mon dos quitte la surface limpide et glacée qui nous porte, mes lèvres viennent rencontrer les tiennes en une étreinte passionnelle. Et tandis que la bruine dégouline sur mon dos en mouvement, mon corps viens protéger le tien du ciel, sans jamais que nos bouches amoureuses ne se quittent.
Tes gracieux bras viennent enserrer mon dos, faisant frissonner mon être d'une puissante extase. Et alors nos mains parcourent les sentiers de nos corps, tandis que nos langues dansent en harmonie. Les traits de ton visage, les courbes de ton corps, le grain de ta peau, tous fixés dans ma mémoire, comme un paysage magnifique dont on se souviendrait éternellement.
La raison me quitte, submergée par le désir et le plaisir qui m'envahissent corps et âme; mes lèvres abandonnent les tiennes pour s'attaquer à ton cou, mordillant et léchant ta peau blanche comme la neige, parcourant ton corps, descendant lentement jusqu'à tes seins durcis par mes caresses.
A nouveau, ma langue danse sur ta poitrine, tandis que ton dos se cambre et que ton souffle se saccade de plaisir. Tu plantes tes ongles dans la peau de mon dos lorsque mes mains descendent à ton intimité. Et longtemps, longtemps mon corps parcoure le tien, tremblant, frémissant à mon contact.
Et alors que ma bouche remonte embrasser tes lèvres et que j'entre en toi, la chaleur de la passion, brulant en notre fusion, vient chasser le froid envahissant de la mort, comme d'ardentes braises réchauffent un corps en hiver.
Et notre corps s'embrase, dans les frissons de plaisir.

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