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Lettre ouverte à mon Loulou.
Je profite de ton sommeil pour poser ces mots ici.
Je ne te connais pas tant que ça, en fait je te connais à peine. Si j'étais en train de lire le livre de ta vie, je n'en serais qu'à peine à la première page.
Mais je sais comment tu te vois. Je vais pas passer des heures à écrire sur le bienfondé ou non de cette vision. Je ne te connais pas assez pour cela et, quand bien même, ce n'est pas ceci qui m'intéresse, loin de là.
Oui, car si j'écris ces mots, c'est pour te faire une déclaration d'amour et d'amitié, un mélange des deux, pas vraiment l'un, pas vraiment l'autre. Une subtile association, agrémentée d'une pincée de "je t'aime bien" et d'un soupçon de "j'm'en fiche je fais c'que j'veux". Eh, c'est comme ça, je n'en fais qu'à ma tête, que veux-tu? Je n'écoute personne d'autre que moi, parfois en dépit du bon sens.
Je veux bien l'admettre, je te fais confiance là-dessus, mais aussi sur tout le reste, tu es noir. Noir comme une nuit d'hiver sans lune ni étoile. Et je m'en contrefiche. Tu peux bien essayer de me chasser à coups de couteau, tu peux bien m'envoyer des mots tranchants au visage, poignarder mon cœur à l'aide de ta langue, "j'ai la peau épaisse et un cœur élastique".
Et puis bon, tu connais sûrement ce bon vieux "Paul le poulpe"! Eh bah je suis un peu pareil, j'ai des ventouses.
Et je ne veux pas te lâcher.
Lorsque le monde entier pèse sur tes épaules, je voudrais t'offrir une étreinte chaleureuse, pour que tu sentes que je t'aime.
Et quand tu pleures... quand tu pleures... j'ai envie de t'étouffer, de te serrer contre moi à t'en briser les os, de sécher cette tristesse avec ma peau. Je supporte pas de savoir que tu pleures.
Je te dois une nuit de ma vie, juste pour toi, je l'ai promis. Et toi, tu me dois une soirée passée à écouter avec moi.
Et comme j'aime pas mentir du tout, t'as intérêt à me laisser la tenir, cette promesse. C'est de l'Aimitié?

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