Ask @PaulBlueAdkins:

Comment es tu?

Pour mon père je suis égoïste.
Pour ma mère je suis distant.
Pour mon grand-frère je suis emmerdant.
Pour mon petit-frère je suis pas assez proche.
Pour ma grand-mère je suis un amour.
Pour mon autre grand-mère je suis celui en qui on peut avoir confiance.
Pour mes amis proches irl je suis l'homme a qui tout réussis, sans problème dans la vie.
Pour mes meilleures amis je suis secret.
Pour ceux qui viennent de me connaître je suis la joie de vivre.
Pour moi, je suis Paul, et j'essaie juste de vivre une vie qui me plaît.

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SoleÐad.
Et au fond la classe il y avait ce gamin que tout le monde regardait mais que personne ne voyait. Celui qui allait se cacher dans un coin à la récré pour que les autres ne viennent pas le frapper. Ce petit garçon qui n'avait rien fait qui voulait juste être un peu aimé et pouvoir s'amuser.
Puis le soir il rentrait à la maison après une autre journée à la con. Souvent son père avait un peu trop bu pour oublier qu'il n'était pas bon. Alors il levait la main dans les airs pour la lancer sur son garçon. Ça l'aidait à se sentir puissant et à oublier son mauvais fond.
Puis le temps à finit par passer et la chance à changé d'air. Le petit garçon a grandi et ne s'est plus laissé faire. Alors son père est parti ailleurs en emportant ses affaires.
Mais laissant derrière lui tout un tas de cicatrices sur la chair.

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"T'as déjà regardé une feuille d'arbre de près ? C'est beau et ça vole au vent en plus. J'ai envie d'être une feuille quand ça va pas. Pas toi ? Je retourne courir dans les bois. Je t'embrasse, C."

Tu as déjà été à la plage, mis tes mains en coupe et pris de l'eau dans la mer pour l'envoyer dans les airs? As tu déjà fais attention aux billes translucides qui se forment? De petites sphères qui brillent au soleil, volant librement, pleines de couleurs chatoyantes, pétillantes de vie dans les rires des enfants qui se jouent dans la mer aux alentours.
C'est comme ça que je me sens quand il me regarde, quand il me murmure de jolis mots dans l'oreille. Moi je suis la petite goutte d'eau dans l'océan, et lui il est les mains qui m'ont choisi pour m'envoyer virevolter de bonheur dans les airs.

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«Hey Thea, comment tu fais pour jamais pleurer?
-Pourquoi tu m'demandes ça?
-J'sais pas... je veux dire, la vie qui s'acharne sur toi à chaque fois, comment tu fais pour encaisser tout ça sans jamais verser une seule larme?
-Ah, ça. J'en sais vraiment trop rien Kat. Je crois pas qu'ce soit un choix. Plus... une habitude, je dirais. La première fois, j'suis vraiment tombée au fond du trou. J'ai mis du temps à me relever. Et puis à force, tu t'y attends. Dès que tu t'es plus ou moins rétablie tu sais qu'une autre connerie va surgir dans ta vie. Ça fait toujours aussi mal, mais tu savais que ça allait arriver. Tu as presque envie de prendre les paris pour savoir quel est le prochain qui sera pris d'un cancer ou buté par un mec qui téléphone au volant. C'est dégueulasse mais c'est comme ça. Heureusement je vous ai. J'serais pas allé bien loin sans vous et mes clopes.
-La vie est une grosse salope avec toi.. Pourquoi..
-Oh, j'ai sûrement pas été gentille dans une autre vie, j'ai du couper les veines de quelqu'un et je paie. J'en sais rien Kat, j'crois pas à toutes ces histoires de Karma, de paradis et de trucs comme ça. C'est pour ça que je refuse de pas essayer de me relever à chaque fois. Parce-que malgré tout ce putain d'merdier, y'à quand même de sacrés bons moments.
Et puis, si y'a rien après la mort, j'aime autant avoir profité au maximum des quelques personnes auxquelles je tiens, juste au cas où, quitte à m'retrouver bien bas encore quelques fois.»

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Écris, écris... Je t'en prie écris. J'ai besoin de tes mots.

"Tu veux vraiment continuer à lui parler?
-Oui, vraiment...
-Fais attention à ton cœur.
-Il est élastique..
-C'est fragile, un cœur.
-Je sais bien.
-Ça me fait chier tout ça..
-T'inquiète pas va, j'en ai vu d'autres..
-C'est bien ça le problème. Au bout d'un moment tu vas toucher le fond, t'es bien trop gentil pour qu'on te fasse du mal.
-J'ai un loup qui veille sur moi, il m'a déjà relevé ne t'inquiète pas...
-D'accord.. s'il veille sur toi comme tu le dis, c'est une bonne chose alors.
-...
-J'ai vécu le fait d'être à moitié morte, et je m'y accroche maintenant à la vie. Tu rencontreras un magnifique homme qui te montrera les quatre coins du monde en te soufflant à l'oreille, chaque jour, qu'il t'aime plus que tout.
-Mais c'est lui que je veux... même si c'est un connard infidèle...
-Tu ne te rends vraiment pas compte à quel pont il va te faire du mal Paul...
-Mais j'ai encore plus mal maintenant...
-Ce n'est que le début si tu ne le laisses pas partir. Sinon je vais devoir m'en occuper et vraiment... ça me ferait mal. S'il te plaît. Je sais que c'est très dur pour toi, et que ça le sera aussi pour lui, mais vous devrez vous oublier.. vous êtes en train de vous tuer et je ne peux accepter le fait qu'il te détruise comme ça.
-Mais je ne veux pas l'oublier... moi c'est lui que je veux...
-Je ne pense pas que tu l'auras, franchement. Je suis désolée, vraiment désolée mais c'est bien plus compliqué que tu ne le crois pour ce qui le concerne. Il te fait espérer pour rien. J'ai beau l'adorer, c'est un vrai connard pour les affaires de cœur et celle-ci ne se finira pas sous des rires et des fleurs.
-Je sais tout ça... mais je choisis pas, je l'aime toujours, je l'aime si fort putain...plus que tu ne peux l'imaginer...
-Tu es... amoureux?
-Mais bien sur...
-Je ne sais pas quoi dire Paul.. mais tu dois absolument arrêter de lui parler, tu cours à ta perte!
-Je peux pas arrêter ça..
-Mais tu ne peux pas continuer non plus. Je ne peux te donner qu'un conseil, pars... lâche-le..
-Non, j'en mourrais.
-Non, non!!! Paul putain meurs pas pour un gars comme lui!"
**********
Parfois, je souhaite que nous soyons restés des étrangers, ainsi nous n'aurions pas connu toute cette peine.

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Je pourrais avec une belle photo de femme, peut couverte ? Je ne veux pas de porno mais une belle femme avec de belles formes, pas une "femme" taillée comme une Barbie

Adele. Elle n'est pas dénudée. Mais elle est belle malgré ses formes. Et une anecdote à son sujet:
Lorsque le producteur d'Adele lui a demandé de maigrir, elle lui a répondu "Je chante pour les oreilles, pas pour les yeux."
Je pense que dans cette mesure, on peut la considérer comme un modèle. Elle assume son corps dans cette société de la minceur. Et cela la rend encore plus magnifique.
J'encourage les femmes (et les hommes) qui complexent de leur corps (pas forcément du poids en particulier) à faire comme elle: envoyez chier ceux qui vous critiquent. Votre corps n'appartient qu'à vous, vous en faites ce que vous voulez. Ils n'ont aucun droit de jugement sur votre physique.

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SoleÐad.
Alex.. On l'a jamais aimé.. Il a jamais été dans les bras d'une personne qu'il aimait.. Pourtant, Alex il est pas méchant.. Il demandait que ça, d'être aimé et d'aimer... Mais non, ça a jamais été réciproque, l'amour c'est un truc que la vie avait refusé à Alex jusque ici. Même son papa, il lui avait refusé ça. Et puis son grand frère aussi. Y'avait que maman.
Alex il voulait juste avoir un copain et lui serrer la main. Mais non. Et puis Alex il a eu une déception amoureuse. Puis encore une. Et une troisième. Et un soir où il allait vraiment pas bien il s'est laissé aller. Il a pas aimé. Il a fait ça avec un inconnu de presque 30ans à l'arrière d'une voiture. Bien sur qu'Alex il rêvait de mieux. Il voulait une première fois toute belle avec la personne qu'il aime et qui l'aime. Mais Alex il a jamais trouvé ça. Cette première fois à finis de le jeter au fond. Il allait de moins en moins bien. Et puis un autre soir, il s'est dit que de toute façon il était qu'une vieille loque, que c'était qu'une mauvaise expérience dans cette voiture. Alors il est allé voir un autre inconnu. De 30ans lui aussi. Il a pas aimé non plus. C'était presque du viol. Mais le monsieur à serré Alex longtemps dans ses bras après. Et Alex savait pas pourquoi mais il était bien dans les bras forts du monsieur. Il était tout au chaud. Et il est resté longtemps comme ça. Il pensait plus au reste, c'était bien. Et puis Alex est rentré, dur retour à la réalité. Et les bras du monsieur lui ont manqué. Il a regretté. Encore. Alors il est allé voir Paul. Paul il était jeune. Beau de partout, et très gentil. Ce Paul est devenu un sexfriend. Et le Alex triste, il allait un peu mieux, il passait toujours au moins deux heures dans les bras de Paul. Et puis au lit c'était pas si mal. C'était même plutôt bien. Mais Alex il est tombé amoureux. Et ça a pas plu à Paul. Alors il est parti. Et Alex s'est retrouvé encore seul et trahis par l'amour. C'était en mars. Et depuis Alex il essaie de plus céder. Et il tient. Mais souvent, la tentation d'échanger son corps contre des bras reviens le hanter.

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Quand je me lève dans la nuit, je rêve que tu es là, avec moi. Bien que tu sois loin, je sais que tu seras toujours près de moi. Je vais me coucher, et imaginer que tu es là, avec moi. Je vais dormir, et j'imagine que tu es là, avec moi.
Je ferme les yeux et sens ta présence à mes côtés, chaque soir. Chaque larme qui coule de mes yeux est un souvenir qui me donne envie de boire. Je vais me coucher, et imaginer que tu es là, avec moi. Je vais dormir, et j'imagine que tu es là, avec moi.
J'avais tort, je pleure encore, je t'aimerai jusqu'au jour de ma mort, toi et moi, toi et moi, ma seule raison d'avoir de l'espoir.
Quand le matin arrive enfin, j'ai la tristesse que tu m'as laissée, chaque jour passe, jusqu'à ce qu'enfin ma fin vienne.
Je vais me coucher, et imaginer que tu es là, avec moi. Je vais dormir, et j'imagine que tu es là, avec moi.

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Jake n'est plus...
Pour A et J.
L'aube pointait au loin, au-dessus des sommets des immeubles de la ville endormie. Le froid nocturne hantait encore l'air et quelques étoiles parsemaient encore timidement la voute céleste. Ma main dans la tienne, nous déambulions paisiblement dans les rues calmes, sans échanger un seul mot. L'ivresse de cette folle nuit quittait peu à peu nos veines, laissant la fatigue s'installer lentement dans nos esprits.
Nous avions passé la nuit à boire sans jamais nous saouler, buvant à même la bouteille le liquide enivrant, courant dans la ville tels chien et chat en un jeu de séduction et de chasse sans fin.
Mon rire ne cessait de résonner entre les façades des bâtiments, volant dans la nuit tel les éclats de cristal lorsque le verre se brise au sol, tandis que tu me courrais après pour venir m'enserrer dans tes bras.
Puis tu étais entré dans une boite de nuit, me tirant par la main, le sourire aux lèvres et la joie dans les yeux. La musique envahissait mon esprit, renforçant mon impression d'ébriété, me noyant dans un tourbillon de bonheur encore plus intense, sous le feu des lumières multicolores de la boite de nuit. Nous avions acheté une bouteille de champagne pour fêter notre anniversaire, nos 1096 jours de couple, avant de nous diriger sur la piste de danse pour laisser notre énergie s'exprimer. Malgré le ridicule de nos mouvements, pas une seule seconde le sourire n'avait quitté mes lèvres. Après plus de deux heures à danser l'un en face ou contre l'autre, nous finîmes par n'en plus pouvoir et quittâmes les lieux pour finir notre bouteille en un lieu plus calme, main dans la main.
Nous nous étions donc allongés sur l'herbe fraiche d'un parc situé à quelques rues d'ici, entre les grands arbres sombres, sous le ciel enflammé d'étoiles. Je m'étais alors blottit contre toi, le visage dans ton cou, tes bras rassurants me protégeant du reste du monde. Je sortais régulièrement ma tête de sa cachette pour quémander de langoureux baisers, avant de replonger dans la chaleur de ton corps, tandis que tu me susurrais des mots amoureux dans l'oreille.
C'est alors que j'avais ressentis cette vague, ce tsunami. Un véritable ouragan se déchaina en moi, retournant mon esprit, chavirant mon cœur, comprimant ma poitrine et retournant mes tripes. Des sanglots convulsés me prirent le corps, accompagnés d'un flot de larmes acres et salées. Tu me regardais de tes beaux yeux inquiets et étonnés sans savoir quoi dire. C'est alors que le plus sincère des sourires naquit sur mes lèvres. J'étais heureux. Enfin heureux. Tu m'avais sortis des ténèbres et m'avait amené dans cette euphorie totale. Et pourtant je venais seulement de me rendre compte d'une chose, après trois ans passés ensemble. Je ne pensais pas ressentir cela un jour dans mon cœur. Voilà donc ce que c'était... Plus que tout au monde je ressentais le besoin de partager cela avec toi. Je prenais une grande inspiration avant de prononcer ces quelques mots si étranges...
"Je t'aime."

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Plusieurs de mes amis hétéros m'ont déjà dis d'un ton bourru "Si j'étais gay..." avant d'ajouter précipitamment "...mais-je-ne-le-suis-pas-mais-si-je-l'étais; je veux que tu saches que tu aurais été l'homme de ma vie."
Ils sont souvent ivres quand ils vous lâchent ça. Ils vous regardent comme s'ils venaient de vous offrir une Mercedes pour votre anniversaire avec le sourire de Barbapapa à Barbibulle, tandis que, de votre côté, vous passez en revue les différentes techniques de torture à votre disposition pour vous venger. Car, non contents de vous assener ce dont ils vous frustreront à jamais, ils attendent que vous admiriez leur sincérité. Les femmes ont raison, les hommes peuvent être de vrais salauds quand ils s'y mettent.

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Julen.
Tu as joué à me battre. Je suis fatigué, mec. Pense à me serrer la main quand tu me poignarderas encore. Écoutons la télévision, la radio. Personne ne l'aurait pour autre chose que de l'amour. Je me suis trouvé un abri au creux de tes bras, abandonnant mon courage, noyant ma peine dans l'alcool et la fumée. Attendons d'être appelés, nous n'avons pas tout perdu encore. Regardez le soleil se coucher sur terre du haut de vos trônes, pleurez quand votre cœur est brisé, petits êtres rêveurs.
N'ai je pas tout donné, fait de mon mieux? Donné tout ce que j'avais? Pourquoi ne te rappelles-tu pas tout ça? C'est à se demander si la vraie vie est vraiment ici. Je t'ai eu à l'esprit un long moment, tu as coulé dans mes veines. Aurais tu oublié? Voilà l'épilogue. Tu resteras toujours une part de moi-même.
Mais je n'ai plus besoin d'y penser. Si j'ai tort j'ai raison. Stupide. On me dit que je suis fou, mais si je le suis, c'est de toi. Je ne te souhaite que le meilleur. Je chante pour toi, mais tu ne viendras. Je ne pourrai pas le faire sans toi. Si mes sentiments ne sont pas de l'amour, alors dites moi, qu'est ce qui en est? Qu'est ce que l'amour? Je n'attendais rien et tu as débarqué. Après tout, qui veut que tout aille bien dans sa vie? C'est mieux quand quelque chose ne va pas, on ressent cette excitation dans nos os comme lorsque nous jouons. Et je joue avec le feu. Laissez moi me brûler, retourner dans la souffrance. Laissez moi aimer en paix, laissez moi souffrir, mettre du sel sur mes plaies. Je me complais dans ma peine. J'envoie mon amour dans ces photographies, j'espère qu'il ressent mon amour aussi loin qu'il soit. Je t'aimerai toujours, me souviendrai toujours des étreintes que tu as pu m'offrir. Sens l'amour, sens l'amour tandis que je bois pour t'oublier et pour me souvenir de toi. Les gens sont si ennuyeux sans toi. Le doux baiser sur mes lèvres, ta langue passant entre mes dents. J'ai l'impression que tu m'as chassé du paradis. C'est un amour terrible qui me poursuit jour et nuit. Tu avais toujours aimé mon côté étrange. Quand tu étais encore vivant.

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{QG} « Si t'avais pu la sauver, t'aurais fais comment hein? T'aurais fais quoi? Putain t'aurais fais quoi?! »

Noh’Mad
Je lui aurais parlé. Je l'aurais pris dans mes bras. Je lui aurais parlé. Je lui aurais rappelé toutes les raisons qu'il avait de vivre. Je lui aurais expliqué. Tout. Je l'aurais supplié de pas me laisser, de pas faire comme moi avec lui. Je lui aurais juré qu'à partir de ce jour je ne l'aurais plus jamais laissé seul, que j'aurais tenu la promesse que je lui avais faite. Je l'aurais embrassé.
Et je l'aurais serré,serré jusqu'à ce qu'il laisse tomber son flingue, son putain de flingue qu'il tenait contre sa tempe.

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"Dites, vous, haïsseurs que j'ose appeler frères humains, fils de bonnes mères et frères en nos mères, frères aussi en la commune mort, frères qui connaitrez l'angoisse des heures de mort, pauvres frères en la mort, mes frères par la pitié et la tendresse de pitié, dites, mes frères, êtes-vous vraiment heureux de haïr et fiers d'être méchants? Et est-ce là vraiment le but que vous avez assigné à votre pauvre courte vie?
En vérité; je vous le dis, par pitié et fraternité de pitié et humble bonté de pitié, ne pas haïr importe plus que l'illusoire amour du prochain, imaginaire amour, mensonge à soi-même, amour dilué, esthétique amour tout d'apparat, léger amour à tous donné, et c'est-à-dire personne, amour indifférent, angélique cantique, théâtrale déclaration, amour de soi et quête d'une présomptueuse sainteté, vanité et poursuite du vent, dangereux amour mainteneur d'injustice, d'injustice par ce trompeur amour fardée et justifiée, ô affreuse coexistence de l'amour du prochain et de l'injustice, stérile amour qui au long de deux mille années n'a empêché ni les guerres et leurs tueries, ni les bûchers de l'Inquisition, ni les pogromes, ni l'énorme assassinat allemand, ô affreuse coexistence de l'amour du prochain et de la haine."

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«je n'avais même plus la force de pleurer.»

Mr.Elric
Chaque fois que j'étais seul avec toi, j'avais l'impression d'être de nouveau vivant. Je me souviendrai toujours de cette dernière fois.
Nous rentrions à ton appartement après une soirée à l'opéra. Nous étions passé à pied par le bord de la rivière, main dans la main, tête contre épaule. A elle seule, ta présence chassait toutes mes angoisses, vidait mon esprit de ses éternels tourments. J'avais trouvé l'abri.
Je me rappelle ta voix, me murmurant des mots d'amour, envoutante. Je me rappelle le cerisier en fleur dans ton agréable jardin. Je me rappelle tes bras me soulevant, tel le jeune marié porte sa femme vers son lit de noces, pour traverser les allées de ton verdoyant jardin. Puis tu m'as déposé pour ouvrir la porte. Et nous sommes entrés.
A peine la porte était-elle refermée que tu m'enlaçais dans tes bras et pressais tes lèvres contre les miennes. Mon cœur battait au rythme d'une soirée endiablée à Broadway. Je passais mes mains sur ton torse et ton cou, sentant la douceur de peau, les tiennes vagabondaient en sur mes fesses et mon dos. Dans ces moments là, tu libérais cet animal en toi pour devenir ce mélange de douceur, de passion et de force, cet homme si sensuel... Je me souviens, tes doigts qui déboutonnent ma chemise, ta langue dansant avec la mienne en une éternelle valse.
Je me rappelle aussi le plaisir, le plaisir corporel, le plaisir d'aimer, le plaisir d'être aimé, le plaisir de ne plus être seul. Et le bonheur, le bonheur galopant dans mes veines comme la rivière dévale la montagne, la joie qui m'embrumait l'esprit, me faisant oublier jusqu'à mon propre nom. Seul m'importait d'être entre tes bras.
Je me souviens la chute de chacun des vêtements que nous portions, l'un après l'autre, notre marche vers ton lit sans que jamais nos lèvres ne se séparent.
Je me souviens tes yeux, si beaux et profonds que je pouvais m'y noyer des heures durant, ton torse si bien dessiné, tes clavicules saillantes et ta pomme d'Adam.
Je me rappelle le chaud contact de ta peau contre la mienne, dans cette étreinte, cette fusion de nos êtres. Et tes mains, tes doigts dansant sur ma peau, mon corps frémissant sous tes amoureuses caresses, ta langue habile passant de mes pectoraux à mon cou. Je me rappelle cette nuit qui aurait fait rougir le plus expérimenté des hommes en la matière. Je me rappelle la finesse de tes cheveux entre mes doigts, la force de ton dos sous ma main, ton corps entier respirant la puissance, l'assurance, la perfection.
Je me souviendrai toujours de cette dernière fois, cette dernière nuit passée à tes côtés, pour me réveiller enlacé par un corps vide et froid.

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"C'est quand on ne s'y attend pas. On y pose le regard, c'est le choc.
Le monde entier s’abat sur nos épaules, notre ventre se replie sur lui-même, notre corps entier part en déliquescence. On essaie de rester calme, serein, mais corps et âme nous hurlent de nous plonger encore, et encore dans ces yeux si profonds, si limpides et troubles, jusqu'à nous y noyer."

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A "Alexandre".
Il est mort hier.
Ils me l'ont dit. Maman était assise à côté de moi. Un simple appel. Pourtant, c'était une journée pas moche du tout qui s'était déroulée jusque là, presque joyeuse. Un simple appel qui vous détruit.
"Alexandre? Pierre est décédé. Excuse moi de te l'annoncer comme ça, je sais que vous vous connaissiez depuis longtemps. L'enterrement aura lieu vendredi, je t'envoie les autres détails par message, je ne veux pas parler plus de ça. On doit être courageux."
Je me lève de mon siège. Elle a déjà raccroché. Pas le temps de s'y préparer, aussi subit qu'un éclair. Une montagne qui s'abat sur vos épaules. Et les larmes. Il pleut dehors, il fait froid. Mon téléphone est par terre, je ne me rappelle pourtant pas l'avoir laissé tomber.
Maman semble inquiète, elle a surement vu mon visage blêmir.
"Pierre est mort." Ma voix n'est qu'un murmure étouffé par ma gorge.
Mes genoux vacillent, sont-ils faits de mousse? Je marche d'un pas incertain jusqu'à ma chambre et m'écroule sur mon lit, roulé en boule. Et je pleure, hurle ma peine en silence, maudit la vie, cette vie injuste.
Maman m'a suivi et tente de me prendre dans ses bras, je la repousse, elle s'en va. S'est-elle sentie rejetée ou bien a-t-elle vu mon geste comme besoin de solitude? Je ne sais pas. Je m'en fiche. Le sel laisse le goût âpre de la tristesse dans ma gorge, tandis que les larmes me troublent la vue. Je reste là plusieurs heures, cédant parfois aux sanglots que m'amène le chagrin. Je sombre dans les ténèbres réparatrices du sommeil.
Dix heures ont passé lorsque j'émerge, mais il me semble n'avoir dormi que quelques minutes. J'ai l'impression qu'on a creusé en moi. Je ne pleure plus. Je n'y arrive plus. Je vais dans la cuisine et me désaltère à me noyer, puis me dirige vers la salle de bain, vidé de toute pensée. L'eau brulante ruisselle sur la peau pâle de mon visage, m'emplit de calme. Je reste ainsi pendant un moment qui me paraît éternel. Le chagrin est toujours là, comme une plaie béante, toujours aussi fort. Mais il commence à s'intégrer en moi. Le temps fera le reste.
Demain, j'irai à l'enterrement. Je pleurerai surement de nouveau. Oui. Des gens seront aussi triste que moi, d'autres plus. Certains ne seront la que pour la forme, sans doute.
Ensuite, peut-être que mes proches me diront qu'ils ont du chagrin pour moi. Mais je m'en fiche.
Et la vie continuera, mais jamais je ne t'oublierai.

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On s'appelle Cassie(s).
Je tire ce texte de mon roman favori. Je mets cet extrait ici car il traite un sujet qui me tient à cœur, j'ai choisis d'ajouter une petite suite à ce texte, pour l'adapter à l'aspect que je souhaite lui donner.
"Je fermai mon cœur et forçait mon être à se figer. Ma peine passerait avec le temps; je me répétai ce mensonge jusqu'à ce que le sommeil s'empare de moi.
Je m'éveillai quand la clarté du jour qui tombait par la fenêtre atteignit mon visage. J'ouvris les yeux mais ne bougeai pas. Après l'obscurité de la tempête, la lumière pâle qui emplissait la chambre me donnait l'impression de me trouver sous l'eau. Je me sentais curieusement vide, comme lorsqu'on entre en convalescence à la suite d'une longue maladie. Je cherchai à saisir un rêve fuyant, mais n'attrapais que l'image d'une matinée lumineuse, avec la mer à mes pieds et le vent dans mon visage. Je n'avais plus sommeil, mais je ne ressentais nulle envie de me lever pour affronter une nouvelle journée. J'avais la sensation d'être enfermé dans une bulle et de pouvoir faire perdurer ce moment de paix à condition de rester parfaitement immobile. J'étais couché sur le flanc, le bras et la main sous l'oreiller plat; au bout de quelques temps, je pris conscience de la présence des plumes sous mes doigts.
Je levai la tête pour les observer, mais la pièce se mit tout à coup à danser autour de moi, comme si j'avais trop bu la veille, et les réalités du jour à venir s'abattirent brutalement sur moi. Je me redressai lentement."
La réalité. De retour dans ce monde vidé, je m'étais retrouvé privé d'une part de mon être, amputé d'un morceau de mon âme, et le trou béant laissé saignait sans jamais que la cicatrisation ne commence. Instant après instant, je me vidai de ma substance. La mort de Loup m'avait anéanti, mutilé. La peine du monde entier semblait peser sur mes épaules, m'écrasant de tout son poids.
Et tandis que je marchais d'un pas lassé dans le couloir du premier étage, je sentis la marée monter en moi. Je m'écroulai face contre terre, emporté par le chagrin, le corps convulsé par le sanglot. Et je déversai mes larmes, toutes ces larmes que je contenais en moi, comme le barrage retient un fleuve. Et mes barrières avaient cédé. Je crispai mes poings, de rage autant que de désespoir, hurlant ma souffrance en un ridicule râle de souffrance, entrecoupé par les spasmes qui parcouraient mon corps.
Je restai là une heure au moins, peut-être plus, empêtré dans les filet que la folie du chagrin avait jeté sur moi, revoyant sans cesse le dernier regard qu'il m'avait lancé avant de sauter. Il n'y avait pas de courage dans ces yeux, que de la tristesse.
Et les voix dans ma tête me hurlaient de le rejoindre. Cet amour que je lui portai alors ne trouvait aujourd'hui plus personne à qui s'adresser, je n'obtenais plus de tout cela qu'un immense vide, un manque que rien ne semblait pouvoir combler, et la meilleure solution pour couper court à cette mascarade paraissait être la voix que mon Loup avait choisi.

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Cette fois c'est idiot. Mais c'est moi qui ai besoin de deux trois mots.

J'te tiens dans mes bras, contre moi. Tu penses pas. Tu te tais et tu écoutes la musique.
La route s'étend devant moi, si loin, si loin... Je suis à terre, les genoux endoloris par ma chute. Je n'me rappelle pas comment je suis arrivé ici, c'est bien la première fois que j'oublie quelque chose... Je regarde autour de moi. Devant, il y a la route, juste la route, cette route qui parait infinie, vide, et le brouillard dans lequel elle finit par se plonger. Mystère complet.
Derrière moi, il y a aussi la route, mais une route toute droit sortie d'un poème surréaliste de Rimbaud. Le ciel est gris de cristal. Je vois le sentiment d'un Noël en famille, le désir provoqué par la première femme de ma vie, je vois une rivière de larmes qui coule ici, qui disparait là et qui ressort plus loin. Je sens même le bonheur qui flotte dans l'air. Tous mes souvenirs forment un seul et même tableau, aux infinis nuances, des plus sombres aux plus claires.
Mais j'ai mal, mes genoux hurlent leur douleur. Je pleure. Cela faisait longtemps tiens. Je savais pas que je pouvais encore pleurer de douleur. J'essaie de me redresser. Mes jambes tremblent sous la souffrance. Je dois me lever, avancer. Mais je m'écroule. Mes yeux pleuvent toujours, mais de rage. La rage de cette impuissance, la rage de cette vie qui se débat en moi sans pouvoir surgir, clouée au sol.
Comment est-ce que j'ai pu en arriver là? Je n'arrive pas à former la moindre pensée cohérente, seule la douleur est omniprésente. Qu'est ce qu'il m'arrive? Pourquoi est-ce que je n'arrive plus à rien? J'étouffe, le monde tourne autour de moi, mes temps vont exploser. Je perds connaissance.
La douleur a eu raison de moi, elle a gagné. Je vais me laisser sombrer, si je ne me réveille jamais, je ne pourrai plus souffrir. La chute est longue. Comme pour Alice qui tombe dans son trou vers le Pays des Merveilles. Mais moi je n'y arriverai surement pas. Quand la douleur mentale gagne, qu'elle amène son désespoir, c'est pas là qu'on va. C'est pas là.
Non, c'est pas là-bas qu'on va, quand on se laisse abattre par le malheur. J'ouvre les yeux. Y'a une dame qui m'attend en bas, elle me fait un joli sourire, elle sait qu'elle a gagné, alors elle m'attend. Elle n'est pas pressée, elle sait qu'à un moment je vais arrêter de tomber et m'aplatir à ses pieds.
C'est là que je l'entends. La musique. Elle est douce cette musique. Elle vient, elle me prend dans ses bras. C'est étrange, la musique elle me dit tout, elle me dit pourquoi j'étais tombé sur la route. J'ai l'impression qu'elle sait tout, elle contient les mêmes émotions que moi! Mes émotions...? Je... je les sens! Je les sens, mes émotions! Alors... je ne suis pas mort, pas encore!
J'ouvre les yeux. Je suis éblouis. Je vois les silhouettes qui se tiennent derrière moi. Mon père, ma mère et tout ceux qui comptent pour moi. Ils me sourient. J'ai mal, mais ils sont là avec moi. Alors je me lève. Je leur souris. Je leur tourne le dos. J'ai mal. Mais je continue ma vie.

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