Ask @PetitSucreCandice:

Complètement d'accord avec toi concernant le street art. Mais après, il y a graffitis et graffitis. Un graffiti qui n'a pas de fond et aucune signification est inutile. Par exemple, graffer son nom sur un mur, ça c'est du vandalisme. Mais une belle oeuvre de Banksy, c'est de l'art en revanche !

Tu as tout résumé. J'admire intensément le talent de ce personnage mythique. Merci pour cette belle référence.

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Que penses tu des graffitis?

Je trouve tellement dommage et aberrant que le Street Art soit considéré comme un acte de vandalisme et qu’il soit punissable par la loi. Heureusement qu’il est de plus en plus louangé. Et que de nouveaux graffeurs nous communiquent leur savoir-faire. C’est un moyen d’expression unique, pour revendiquer, dénoncer, contester ou simplement faire passer des messages débordant de bon sens. Les graffitis sont de partout, ils font entièrement partis de notre vie quotidienne. Qui n’a pas été saisi un jour, par la beauté ou par la prestance d’une de ces inscriptions ? Qui n’a pas esquissé un sourire face à une phrase réjouissante ? Ou qui n’a pas été étourdi à la vision de ce talent ? Les graffitis embellissent les trames maussades des métros, enjolivent les bétons et les murs silencieux, subliment l’air boudeur d’une ville. Ils font revivre une cité, ils soignent l’expression rigide d’un bâtiment dénudé de charme. Cessons de blâmer cette pratique ébouriffante. Et je dirais même : À VOS BOMBES LES ARTISTES ! Des bombes de couleurs, qui nous accrochent les cœurs. Ce sont ces bombes qui doivent tomber sur nos villes et faire des éclats de paix et de bienfait.N'ayez pas peur, ce sont nos amis les graffeurs. 藘藌
«Le graffiti est la voix de la masse, une façon de transgresser les règles ou de crier haut et fort un fait ou un mécontentement général, à priori. Il est un Art visuel qui offre beaucoup de visibilité et une manière bien particulière d’afficher un désir d’être subversif et coloré.»

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Quel voyage t'as le plus marqué?

Ta question est ravissante mais aussi très complexe. Car je ne pourrais pas choisir un seul voyage m’ayant beaucoup marqué. Chacun des voyages que j’ai eu l’immense chance de faire m’ont tous touché d’une manière ou d’une autre. Ils m’ont tous fait grandir. C’était à chaque fois de grandes aventure, celles qui laissent des traces dans l’âme. Et ce serait absolument diminutif et abrégé de choisir un seul périple. Alors je m’excuse d’avance de ne pas répondre précisément et correctement à cette interrogation ; je ne peux pas me résoudre à choisir qu’un voyage. Pourtant, il y en a trois qui m’ont beaucoup bouleversé.
La découverte de la Roumanie pour commencer. Après avoir été confrontée de nombreuse fois aux pires clichés, aux idées reçues, aux critiques simplettes concernant les Roumains. J’ai été émerveillée par ce pays. Et plus particulièrement par une région qui se nomme les Maramures. Les habitants sont fantastiques et chaleureux malgré la misère qui les assaille et les ravages du Communisme bien ancré. Les paysages sont somptueux. C’est une autre dimension. Avec les calèches et les chevaux, les femmes qui lavent le linge dans les rivières, les paysans qui travaillent seulement avec des fourches pour faire les foins, les bergers qui vivent dans de simples cabanes de bois… Cette atmosphère sauvage et stupéfiante était une claque émotionnel. Le rapport à la pauvreté était aussi très dur mais chaque sourire d’enfants Tziganes était un trésor.
Puis, l’escapade en Turquie a été aussi très éprouvante. La Cappadoce (le Royaume des Fées) a été l’un des paysages les plus phénoménaux que j’ai pu admirer. Avec les Cheminées de Fées qui sont des maisons troglodytes, des pitons rocheux. Ces étranges formations géologiques donnent au paysage une allure fantastique. Et la trépidante ville d’Istanbul a fait chavirer mon cœur.
Et enfin, le Vietnam. Un dépaysement prestigieux. La nourriture asiatique, les cyclopousses, les visages, les temples bouddhistes, la culture, la mentalité, les scènes dignes de carte postales, les rencontres… Un voyage rempli de richesse et d’émerveillement. Un ressourcement mais aussi un saisissement par rapport aux conditions de vies, à la détresse des habitants face à la pauvreté.
Courir le monde de toutes les façons possibles, ce n’est pas seulement la découverte des autres, mais c’est d’abord l’exploration de soi-même, l’excitation de se voir agir et réagir. Et c’est une aubaine indéfinissable. Qui enivre de souvenirs. C’est s’apercevoir qu’on n’est pas les seuls sur la planète, qu’on ne sait pas tout comme on le pensait. On devient plus humble, plus tolérant, un peu plus intelligent. Si tu veux venir parler de voyages c’est avec plaisir!
Mais je garde à l’esprit que « le plus grand voyageur est celui qui a su faire une fois le tour de lui-même. »

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