Ask @lilice34000:

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"Aujourd'hui, j'ai perdu quelque chose. Aujourd'hui, j'en ai gagné une autre. C'est bizarre ce tiraillement que je ressens au centre de ma poitrine. D'un côté heureuse par le choix que j'ai fait ; et pourtant, d'un autre, insatisfaite de l'abandon que je fais subir à mon cœur. Ce subtil mélange entraine une mélancolie que je ne saurais expliquer par des mots. Je pars fumer ma clope, quand soudain un fou rire me prend aux tripes comme pour me rappeler que je suis bien vivante. Mais, il suffit d'un rien, d'un souvenir fugace pour que la pluie tombe sur mon visage dans les minutes qui suivent. Pour une fois, je laisse mes émotions prendre le dessus car personne n'est là pour voir ce que je cache si profondément enfouis. Mes fragilités s'expriment et je ne suis alors que seule spectatrice de ce qui se joue sous mes yeux. Quelques bougies allumées, un verre de vin rouge, l'air de piano qui transporte ma vie et tout devient plus simple. Comme libérée d'un poids, je ferme les yeux et j'abandonne mon contrôle excessif le temps de quelques secondes, quelques minutes, quelques heures peut être. Quand j'ouvre à nouveau les paupières, je me rends compte de la beauté du monde parce qu'il y a une éternité de mots que je voudrais te dire. Là, à cet instant, où je ne peux ni mentir, ni fuir, car je suis juste moi. Je suis cet électron libre, renaissant d'un passé bien trop douloureux, souffrant d'un avenir qui me tétanise, se persuadant que le présent n'est qu'une piètre connerie. Pourtant, je suis bien ici, et c'est juste à cet instant qu'il aurait fallu que tu sois là. Tu aurais dû, pour regarder au travers de mon âme et me dire que tout va aller, que tu ne vas pas m'abandonner, que le jeu n'est pas terminé...
La musique s'arrête, le verre de vin est vide, le temps reprend son cours peu à peu et moi je remets les barrières sur mes émotions, tel un roc sculpté par la marée. En effet, aujourd'hui, j'ai gagné quelque chose. Aujourd'hui, j'en ai perdu une autre." ©
Douceur Sanguinaire.

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"L'horloge du salon vient de sonner cinq heures. Le soleil se pointe au travers des volets et mes yeux cherchent désespérément l'obscurité. Les rêves ont laissé leur place à un quotidien sordide. Une impression de vide submerge ma poitrine lorsque je découvre enfin l'horizon.
Il dévoile alors quelques oiseaux au loin. J'aimerais pouvoir les rejoindre, dans cet univers où tout est possible. Partir loin, m'envoler au delà de toute cette frénésie, fuir ce monde qui ne m'appartient pas. Mais je suis clouée là, telle une âme errante à la recherche d'elle-même avec une tête bien trop pensante pour la pauvre humaine que je suis. Il suffit de regarder au travers du masque pour discerner les tourments qui me rongent, qui m'anéantissent de jour en jour. La colère, la honte, le chagrin, le manque, sont autant de sentiments que je connais que trop bien. C'est alors que je m'efforce d'écrire sur ce papier glacé, déversant mon spleen, jetant les mots avec vulgarité comme un dernier appel, comme une dernière bouteille qu'on lance à la mer. Je garde un seul espoir, celui qui nous fait tenir, celui qui nous fait miroiter un lendemain plus glorieux que cette fatale journée. Cependant, rien n'apaise mes tourments: ni la musique, ni les mots. La colère monte en moi, guidée par ce crescendo toujours plus violent, toujours plus rude, toujours plus dur... Je m'impose inconsciemment un cadre exigeant pour éviter d'affronter celle que je suis au plus profond. J'évite à tout prix de me confronter à mes craintes, au détriment de tout le reste. Je fais voler en éclat des choses qui me sont précieuses, par simple lâcheté, par simple bêtises. Triste analyse d'une personnalité incomprise. Le tableau que je dépeins ne comporte que peu de nuance, si ce n'est le paradoxe qu'il transpose.
Soudain, je me rends compte que cet horizon ne m'inspire même plus. Je délaisse alors ce morceau de papier taché d'encre et respire lentement, attendant désespérément que mon cœur est décidé d'apaiser ce vide. Je savoure simplement ce soleil caressant ma peau pâle, pour avoir enfin l'impression d'être en paix avec moi-même, pour avoir enfin l'impression de vivre." ©
Douceur Sanguinaire.

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[QG] Identifiez vous à un personnage fictif (film, série, dessin animé, livre, etc) et expliquez pourquoi celui-là ? 👌

Psychologiquement atteinte.
"Libre comme l'air, préférant la nature et les animaux à l'espèce humaine. Un brin sauvage, et avide d'aventure, je plonge dans l'océan de mes tourments. Le choix du cœur est-il plus fort que celui de la raison ? Je ne trouverais pas le sens de la vie toute seule... Il faut être deux pour y parvenir." ©
Douceur Sanguinaire.

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Salut tout le monde. Aujourd'hui j'aimerais savoir ce que vous écouter le plus dans votre voiture (ou celle de vos parents si vous n'en avez pas encore). Quelle(s) radio(s), quelle(s) musique(s), quel(s) CD(s)... ? Dites moi tout. #M

QG de 2 Ouateuses
J'écoute de tout. De la pop/rock au reggae, en passant par la musique classique ou les années 70/80/90/2000. Sans oublier le rap français ainsi que les musiques latines.

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[QG] Arrivez vous à lâcher prise facilement ?

Maux Passants
"Lâcher-prise... Quelle folie. C'est tellement difficile, ça me demande tellement. Pourtant ce n'est pas impossible. Lorsque je sens les coups, toujours plus violent, toujours plus foudroyant - mordre ma peau - je ressens comme un flot d'humanité m'animer. C'est comme si la femme au fond de moi, se sentait vivante grâce à la brutalité qu'on m'inflige. Souvenir d'un père pour qui j'avais le sentiment d'exister simplement au travers de ses coups. Il me portait de l'attention uniquement grâce à cette violence entre nous. Grâce à cette relation de dominant à dominée... Aujourd'hui, je reproduis ce schéma avec des hommes qui pourrait être lui, m'imposant la douleur physique pour mon bien-être moral, pour exister aux yeux d'un père, ou son illusion du moins. Mais je dois tout de même te remercier, papa, d'avoir enfin mit des mots sur mon vague à l'âme, sur ce fardeau que je porte depuis vingt ans... Tu as délaissé ton rôle de patriarche et par la même occasion, ta propre fille... Pour ça, je t'en voudrais toute ma vie. Je me suis construire sur l'image d'un père complètement erronée... Avec des rêves pleins la tête, où tu n'as pas su me guider, où tu n'as pas su me protéger... Il a fallu que je me dresse seule face à l'orage qu'est la Vie. Je suis devenue un bouclier à moi toute seule, une dure à cuire dans la vie, quelle mascarade ! J'ai une trouille bleue de mon ombre... Tout cela, c'est de ta faute, ma faute, notre faute...! Le sentiment qui me transperce n'est rien d'autre qu'une colère, qu'une rébellion, qu'un massacre... Et tu te dis fier de moi... Je ne suis pas fière de moi, bien au contraire ! Regarde le paradoxe que tu as construit de toute pièce... Et viens me dire que tu vas réparer le mal que tu m'as fait... Viens te confesser, non pas pour te purger... Mais pour purifier l'âme tourmentée que je suis..." ©
Douceur Sanguinaire.

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Unfinished
"Elle peut vous atteindre à n'importe quel âge, dans n'importe qu'elle situation, à n'importe quel endroit et elle deviendra votre seule compagnie. Cette solitude que l'on désire parfois, pour prendre du recul, se ressourcer, faire le vide, faciliter la prise de décision : celle-là est nécessaire à n'importe quel être humain. Mais moi, je veux vous parler de l'autre. Celle qui vous retient, celle que l'on aimerait fuir plus que tout, celle qui vous entraîne inlassablement vers le fond. Elle, on ne la désire pas, on l'a subit. Et à ce moment là, on ne parle même plus de solitude mais d'isolement. Et ainsi vous perdez pieds, vous vous coupez peu à peu du monde. Cette solitude là, elle arrive un beau jour dans votre vie, au détour d'un hasard. Elle s'immisce dans votre quotidien avec la ferme intention de vous détruire. C'est alors, une très longue descente aux Enfers qui vous attend. Et si personne ne vous tend la main, si personne vous retient dans votre chute, ce sera alors la fin. La solitude profonde de l'esprit, n'a pas de corps, n'a pas d'âme et pourtant elle prend forme telle une bulle autour de vous, qui vous encercle, vous étouffe. La solitude est à l'esprit, ce que la diète est au corps; mortelle lorsqu'elle est trop longue. Et finalement, le moindre sens que vous possédez, deviendra fade, désuet, d'une inutilité chronique.
A quoi servira votre ouïe, lorsqu'il n'y aura personne pour déposer de tendres mots dans votre champs auditifs.
A quoi servira votre toucher, lorsqu'il n'y aura personne pour vous prendre la main, pour vous enlacer.
A quoi servira votre odorat, lorsque vous ne sentirez que l'odeur de vos larmes imprégnée sur l'oreiller.
A quoi servira votre goût, quand la mélancolie se chargera de vous enlever l'appétit.
A quoi servira votre vue, lorsqu'il n'y aura plus aucun sourire à admirer, plus aucun regards dans lequel se plonger.
Et le pire dans tout cela, c'est quand vous prendrez conscience que la solitude vous a éloigné de votre vie, que la mélancolie vous a ôté le goût de vivre..." ©
Douceur Sanguinaire.

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un jour, une nuit.
"Je laisse mes yeux se porter vers cet horizon brumeux ; mes narines, humer les odeurs émanant du lever du jour. Ainsi je tente de détailler chaque branchage, chaque arbre ; de sentir chaque essences, chaque effluves. Et espérer désespérément graver en mémoire le souffle caressant ma peau pâle. Et c'est à cet instant si pur, si simple, que je comprends le vague à l'âme qui me pèse depuis tout ce temps... La nature m'apaise et me parle, à l'aube de mon renouveau. Pourquoi est-ce difficile de mettre des mots sur des émotions ? C'est en regardant au-delà qu'on grandit, n'est-ce pas. Mais parfois, j'aimerais revenir à cette fillette que j'étais, candide, rêvant d'une liberté immortelle, d'un véritable pays de Cocagne où le mot contrainte n'aurait pas sa place. Mais cette fillette là n'existe plus. Elle s'est évanouit contre le fantôme qui fait place. Et devant un tel constat, on comprend que la vie, aussi belle soit-elle, ne reste qu'un monstre de plus à combattre chaque nuit, à chaque insomnie. Et l'histoire se répète inlassablement. C'est ainsi qu'on me demande de m'exprimer sur ma souffrance, de parler de ce qui me blesse. Mais parler, c'est ne rien dire au fond. On utilise des mots cent fois dits, des phrases usées, tellement désabusées. C'est avoir peur du silence que de parler. Je tente donc de jouer ma vie, telle une mélodie mélancolique, à la recherche d'un spleen qui m'appartient. Que celui-ci soit aussi doux et sordide que ce matin qui se lève. Car baigner dans un océan de larmes est parfois plus facile que d'avouer les nuances qui font de nous la personne qu'on est, et qu'on devient. Je ne sais pas si mes fissures sont devenues des failles, mais je suis certaines qu'elles ont mué en un gouffre de plus en plus infranchissable, à mesure que le temps s'efface. Et c'est dans la nuit noire de mon âme que j'essaie de me bercer d'illusions. A mesure que le soleil caresse mon visage et inonde cet horizon, mon cœur se fait plus vide. Lassée par le poids des remords, par l'éclat du bonheur acre du peuple qui m'entoure, je divague. Étrange chaloupe, parfois vaillante, parfois paresseuse. C'est drôle de se retrouver prisonnière de sa propre personne, comme une enveloppe que l'on n'aurait pas choisi, comme un témoin présent sans qu'on le veuille. J'éprouve de la compassion à mon égard, triste réalité d'une jeunesse déjà si entachée. Je me sens un peu comme une plaie ouverte, laissant respirer ses démons dès qu'un moment en solitaire se présente en perspective. Quand je reprends vie avec la réalité, le lever du jour à déjà fait place à un crépuscule humide. C'est ainsi, que couchant une dernière fois sur le papier la trame de mon récit, celui-ci reste inachevé, comme ma vie, que je n'ai pas encore entamé." ©
Douceur Sanguinaire.

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Que signifie ton prénom ? Et est-ce qu’il te correspond ? Je ne veux pas que tu me le dises, je veux seulement sa signification et ton avis.

un jour, une nuit.
"Noble de race", tel est sa signification. Peut-on voir en moi, une quelconque trace de noblesse ? Si on fouille le pedigree ancestrale de ma famille, effectivement on se rend compte de quelques belles lignées bourgeoises. Néanmoins, à part la richesse de mes mots ainsi que de mes maux, je ne me trouve pas digne de cette signification. Pourtant ce prénom me convient tout à fait, ni trop court, ni trop long, ni trop français, ni trop étranger. En somme, mes parents ont fait un bon choix selon moi, et je ne changerais pour rien au monde ! ©
Douceur Sanguinaire.

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Est-ce que l'ignorance peut être une sorte de protection si elle est imposée par quelqu'un?

un jour, une nuit.
"L'ignorance est une maxime des plus pitoyables. Elle vous laisse seule avec vos illusions, vos désespoirs parfois. Tel un venin, elle s’inocule dans votre chair et vous broie de l'intérieur. Elle est d'autant plus douloureuse lorsqu'elle est imposée par un être qui vous est cher. En effet, l'attente peut vous faire devenir fou. C'est tout à fait ça l'ignorance. Ne pas savoir, et attendre désespérément. Un geste, une phrase, un regard, un peu de compassion. Puis enfin savoir, enfin être délivré de l'épée de Damoclès qui trône au dessus de notre tête, sans reconnaître le sujet même de ce fardeau qui plane. Pourtant, ne pas savoir permet parfois de se protéger. Nous n'avons pas conscience de ce qui se trame derrière notre dos. Alors quand on ne sait pas, on ne ressent ni le manque, ni la peine, ni la douleur. Au final, c'est bien de ne pas savoir, de ne pas connaître le décalage entre la réalité et la perception de notre réalité." ©
Douceur Sanguinaire.

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Citez 4 ou 5 chansons qui selon vous sont indémodables. #M

QG de 2 Ouateuses
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