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Rock ou hip-hop?

Un silence. Qui gronde, qui enfle et qui éclate. Un silence assourdissant. Pire que le cri le plus strident. Un silence terrifiant comme le vide le plus noir. Il ne dure que quelques petites secondes. Le temps d'un souffle. Mais un souffle qui emporte tout avec lui. Tous nos espoirs et toutes nos joies...
Passage de deux petits pas sur le sable mouillé

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C'est quand je me sentais seule le soir dans ma chambre, quand la foule n'était plus, que la nuit tombait, que je me suis rapprochée d'elle. Celle qu'on ne nomme pas. Celle dont, je suis encore sous son emprise. Elle me manque, je lui manque, elle a besoin de mes bras, je le sais. Autant que j'ai besoin de sa présence, de ses caresses. Elle me brûle la peau et m'apaise le cerveau comme jamais. Il suffit de quelques secondes, je m'allonge et tout s'arrête, le monde ne tourne plus, il n'y a que moi, ce silence que je savoure chaque seconde. Plus rien ni personne, il n'y a que moi qui compte. Me retrouver seule est ce que j'attends toute la journée, je ne me presse de rentrer chez moi pour me retrouver avec moi même, et elle. Elle, qui m'est devenu indispensable, ce besoin de la sentir contre ma peau, j'y pense dès le réveil. Elle et moi c'est une évidence, je la touche et elle me comprend, elle me sert de calmant. Finalement, elle répond à mon mal être, à ma putain de dépendance. ©

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qg. parlez moi d'horreur, de peines, de rage. douce après midi ensanglantée.

melancholic.
Assise sur les marches, mon corps paralysé, je suivais du regard les passants. Il m'était impossible de crier aux secours, de demander de l'aide. Je les regardais passer, priant pour que le bus arrive au plus vite. Il était là, à côté de moi, me fusillant du regard. Il n'osait plus, il ne s'approchait plus de moi. Il était encerclé par des passants qui auraient peut être réagi. Comme prisonnier et impuissant, il est parti, le regard noir qui ne me quitte toujours pas. Mon corps ne sait relâcher qu'une fois le bus arrivé. Mon souffle ne s'est calmé qu'une fois avoir pris la douche froide.
Je suis rentrée chez moi, perdue, ne savant pas quoi faire, ne sachant pas quoi dire. Mon regard pouvait en exprimer autant que mon esprit, mais personne ne pouvait le comprendre. Je suis partie dans ma chambre, enfermée dans mes quatre murs. Mes cris, je les étouffais. Je ne voulais pas qu'on m'entende, inconsciemment, je voulais arrêter de respirer.
La douche froide n'était pas celle que j'espérais. Rien ne s'est passé, toute la saleté dont je voulais me débarrasser restait collée sur ma peau.
Les verres, la bouteille non plus ne faisaient pas l'effet espérer, rien ne me nettoyer, rien ne me désinfecter.
Encore aujourd'hui, je fais semblant, semblant que tout va bien. Alors qu'en réalité, je n'arrive pas à accepter les mains de la personne que j'aime sur mon corps souillé. ©

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un jour, une nuit.
Je savais dés le départ que toi et moi ça ne marcherait pas. Tu me vois comme une petite chose fragile alors que j'ai besoin qu'on me secoue. Tu as trop peur de me briser, alors que je n'attends que ça. Je ne suis pas de celle qui attend le calme, le bonheur je n'en veux pas non plus. Tu ne le comprends pas, d'ailleurs qui pourrait comprendre ça ? Je veux qu'on me bouleverse, je veux que tout bouge autour de moi. Je suis loin de cette famille idéale à laquelle tu aspires, je ne peux pas te la donner. J'ai besoin d'une personne qui soit aussi instable que moi, que les étincelles brillent dans le ciel jour et nuit. Je veux un amour qui me brûle, qu'il soit aussi mauvais et désastreux que mon âme. Je te le dis, toi et moi, c'était perdu d'avance. Ne te reproche rien, tu es parfait, pour une autre désormais. ©

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H.
On s'est allongé sur cette herbe, la nuit était si belle et tu l'étais autant qu'elle. Je t'assure, je n'aurais pas pu passer meilleur moment avec une autre personne telle que toi. Tu me suis, me protège et m'aime depuis le début. Après toutes les erreurs et les actes horribles que j'ai pu commettre, tu es resté près de moi, me soutenant devant le monde entier.
J'étais un diamant des plus rares dans tes yeux et je ne pouvais que me sentir spéciale dans ce monde odieux. Ce soir-là, tu essayais à tout prix de me faire passer un message d'espoir, parmi les étoiles qu'on regardait, tu me racontais tes histoires. Je t'entendais et je t'écoutais, mais je suis désolée, ma seule pensée n'était pas pour toi. C'était le moment où tu voulais me prendre dans tes bras, je t'ai repoussé car encore une fois, la mort est la seule qui puisse m'enlacer. ©

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que ressentez vous ce soir ? douce nuit..

melancholic.
Trois ans, déjà trois ans, persuadée que j'ai tourné la page. Des jours où tout se passent bien, où aucune de mes pensées ne t’effleure. C'est presque un miracle, mais j'ai réussi au fil du temps, d'arrêter de penser à toi. Mais les bonnes choses ne durent jamais longtemps. Comme aujourd'hui, des images sombres ont défilé devant moi, me rappelant chaque instant passé à tes côtés. La vérité est pourtant évidente, j'ai jamais réussi à me défaire complètement de toi, j'ai beau pensé le contraire, je finis par ne plus y croire.
Je ne vais pas parler de sentiments amoureux, car le fond du problème ce ne sont pas eux. C'est toi et moi, tout simplement, cette relation malsaine qu'on a installé. Je restais alors que mon cœur et ma raison me criaient de partir. J'étais attaché à toi, incapable de m'évader de cette emprise que je n'ai pas vu venir.
J'étais particulière à tes côtés, c'est vrai, je ne peux pas dire le contraire. Tu me mettais sur un pied d'estale, mais à la seconde d'après, les insultes fusaient. Tu me rabaissais plus bas que terre. La violence de tes mots m'affecte toujours autant, comme s'ils me poursuivaient.
Je savais que toi et moi c'était fini, perdu d'avance, mais il était déjà trop tard. Tu m'avais à ta merci, tu me possédais, tu as agi sur moi comme une drogue, dépendante à cette dose que tu m'as injecté au premier jour. Je ne le voulais pas, je savais que ça n'allait pas, que je devais à tout prix partir, mais il y avait cette chose invisible qui m'en empêchait. Ce n'est pas de l'amour, c'est quelque chose dont j'ignore l'existence et que j'essaie de découvrir encore à l'heure d'aujourd'hui.
J'aimerais comprendre ce qui m'a pris de te laisser me manipuler et d'encaisser ta violence. Sans oublier, ces chantages qui me rendaient folle. J'étais totalement perdue et impuissante face à ces dilemmes que tu m'imposais.
J'étais ta captive, ta prisonnière et même ta chose. Tu faisais ce que tu voulais de moi, tu étais fort dans ton domaine, encore aujourd'hui, j'en ressens les séquelles. ©

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Je me rappelle de la première fois que je t'ai vu. Tu avais tout l'air d'une de ces princesses de contes de fées. Encore aujourd'hui, je te vois comme ça. Tu étais remplis de vie, tu respirais le bonheur et à tes côtés, tu nous le faisais partager. C'était bon d'être avec toi, la vie nous paraissait plus simple, plus paisible. Ton sourire, ton rire, tes folies, je m'en rappelle comme si c'était hier. Si jeune, tu étais et pourtant, tu agissais déjà comme une mère. Protectrice et bienveillante avec les personnes que tu aimais. 8 ans seulement et tu avais déjà bien vécu. Tu étais si belles dans ces robes qu'on choisissait. Tu me prenais la main et m'amenait dans ton monde, toute heureuse de partager. Tu me suivais, m'imitait parfois car tu me voyais comme la grande sœur que tu as toujours souhaité.
Les premiers mois ont été magiques avec toi, tu me donnais de l'amour et de la joie, rien qu'en ta présence. Mais une fois encore, j'ai tout gâché. A chaque fois, que je m'approche de quelqu'un, de quelque chose, je le brise et c'est ce que j'ai fait avec toi.
Je t'ai enlevé la personne la plus précieuse dans ta vie, celle qui t'a élevé, celle qui t'a protégé jusqu'à ce jour, celle avec qui tu as grandi, celle avec qui tu as partagé une grande partie de ta vie, celle avec qui le mot enfance n'aurait pas de sens.
Cette nuit-là, j'ai tué ton frère. Et peu importe ce que je pourrais dire ou faire, je ne pourrais jamais apaiser ta douleur. ©

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Le temps est censé apaiser les blessures ? Pourtant, ce que je ressens est de plus en plus présent. Ca ne s'estompe pas, au contraire, ça s'amplifie. Au début, je crois que je ne réalisais pas, la douleur se manifestait par vague. Il y a surtout les questions qui se bousculaient. Es-ce vraiment arrivé ? J'étais en total désaccord avec la réalité. Aujourd'hui, tout revient, une grande claque dans la gueule. Ca me hante, jour et nuit. Ce poids qui m'empêche de respirer. Cette horrible sensation dans le corps qui s'accentue un peu plus chaque jour. Je refuse qu'on s'approche de moi, je refuse qu'on lit en moi.
J'aimerais pouvoir lui donner plus, je sais qu'il le mérite, cette amour passionnel et immense. Mais dès que son regard se posera sur moi ou que de ses doigt, il me caressera, la douleur deviendra insupportable. ©

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Solstices
Cette soirée avait si bien commencé.
Elle retrouvait ses amies dans ce bar qu'elles avaient l'habitude de côtoyer. Danser était la seule chose à laquelle elles pensaient. Boire un verre ou deux, mais sans excès, se prendre la main et s'imposer sur cette piste, la musique contrôlait leurs pas et c'est tout ce qu'elles aimaient.
Des sourires scotchés sur leur visage, leurs rires qui se mélangeaient, créaient une douce mélodie, c'était difficile de les arrêter. Telles des déesses, les autres ne pouvaient que les admirer. Une heure, deux heures, voire plus, elles n'étaient jamais fatiguées. De temps en temps, on pouvait les voir discuter avec d'autres groupes d'amis venus pour s'amuser. Elles vivaient ce moment comme si c'était le dernier et ne pensaient aucunement que les autres pouvaient être des êtres aussi mauvais.
Elle ne pense pas avoir quitter son verre une seule seconde, posant sa main au dessus de celui-ci enlaçant la paille de ses doigts pour éviter tout accès. Cependant, rien ne les arrête. Parce qu'on leur apprend de faire attention à leurs verres lors de ses soirées, mais qui est inenvisageable d'apprendre aux autres de ne rien y glisser.
Cette soirée avait si bien commencé. ©

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