Ask @JenNifer1535:

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Enchainé
Dans la pénombre du soir, j'observe l'horizon. L'autoroute de la vie ne m'a pas épargnée cette fois. Roulant à vivre allure. Je me suis crashé à une centaine de mètres du véhicule. Du sien. Oubliant le temps. Mon esprit retourne aux souvenirs du passé. Mon premier amour apparaît sous mes yeux. Avant de disparaître paisiblement. Mon second lui, arrive plus tardivement. Honteux et malsain de m'avoir renversée, puis laissée sur le bas côté comme on abandonne lâchement quelque chose qu'on ne veut plus.
Entre temps, sur le bitume encore frais de la veille. Un liquide couleur lie de vin vient interpeler mes yeux. Il ne me surprend pas le moins du monde. Je connais cette couleur. J'ai déjà sentie cette odeur qui émane de moi. Je l'apprécie guère. Je ne sais pas trop, je ne ressens rien. C'est comme si ces morceaux de chair constituant mon corps n'étaient que des lambeaux. J'assistais à ma naissance et mon décès en même temps.
La chaleur du goudron sur ma peau, m'a parut un tantinet paisible. Mon corps restait immobile. Mes yeux commençaient à voir troubles. Et ma vie entière défilait sous ceux-ci pour la secondes fois. Comme enfermée dans mon enveloppe charnelle silencieusement. Du monde commençait à défiler sous mes yeux comme un bal dansant essayent de rayonner dans l'ombre. Et la cadence augmentait à mesure que ma respiration se faisait plus grande. Toujours plus intense. Plus saccadée aussi. Et puis, plus rien.
Ma tête ne fit qu'un tour. J'étais de retour à la réalité. De la sueur dégoulinante le long de mon visage tendrement. Comme si elle avait l'habitude. Dans le noir le plus total, mes yeux fixes attentivement cette horloge au plafond. Et je regarde les heures défiler sur celle-ci. Doucement, mon souffle se fait de plus en plus lent. Ne voulant pas dormir. Je m'aperçois que la réalité et le rêve ne sont qu'à quelques centièmes de se rencontrer. Et je sentirais toujours ses esprits qui virevoltent en moi. Restants calme comme à chaque fois que je les voient.

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Raconte-moi une histoire s'il te plaît.

Sachou
" Il est aussi clair que ma peau ces derniers temps, presque translucide à force des minutes et des heures qui passent. Parfois, il se déchaîne. Il est féroce, plus sombre, énervé, il crie et hurle sans raison. D'autres fois, il a bien ses raisons, ses problèmes, ses doutes, ses peines et ses chagrins. Il lui arrive de pleurer également. De petites goutes proviennent de troubles passagers, ou des torrents, des marrés, des vagues de larmes s'échappent alors de son corps, dû à une crise plus complexe. Il peut rester fâché quelques jours, quelques semaines, ou encore quelques mois. Cela dépend où il se situe et ce qui a engendré son mal être. À d'autres moments, il est heureux. Heureux à évacuer des nuages blancs et à faire passer quelques rayons de lumière. Il est possible qu'il soit euphorique, si beau à regarder qu'il respire la joie de vivre, la fraîcheur, la nostalgie. Il laisse alors place à un soleil éclatant et sa couleur est similaire à celle de l'océan. Tard le soir, les deux se mélangent et dessinent des courbes aux tons violets, mauves, rosés et orangés. A la nuit tombée, la lumière est toujours présente, mais réduite dans des astres plus petits les uns que les autres, et encerclée d'un noir d'ébène. Le ciel est magique, n'est-ce pas ? "

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effleure-moi.
[...] Puis je l'ai rencontré. La lumière est revenue progressivement à moi, mais jamais complètement. ll m'a redonné confiance en moi. M'a demandé de rester. Et de ne jamais partir. Parce que lui aussi avait besoin d'une présence pour apaiser les esprits qui rodaient dans sa tête.
Biensur, je ne dis pas que je ne me sens pas seul parfois, mais je sais qu'avec lui je vais mieux. Il me fait marcher vers la lumière. Je sens que je suis sa priorité, et qu'il veut de moi pour de vrai et le plus longtemps possible. Du moins, c'est le sentiment que j'ai à son égard. Et tout ce que je sais, c'est que s'il n'avait pas apparut dans ma vie, ça aurait été difficile pour moi en général, même avec des gens qui m'entourent.

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effleure-moi.
Il m'a demandé pourquoi je suis devenue comme ça. Sur le coup, je n'ai pas bien compris de quoi il parlait, et puis ça m'a paru logique. ll parlait forcément de cette facon que j'ai de fuir les autres. De vouloir rester dans cette bulle dans laquelle je suis depuis longtemps. Véritablement, je n'ai pas eu envie de mentir. Alors, j'ai raconté. Raconté qu'avant j'étais normale. Quoique, déja enfant, je ne m'attachait pas vraiment aux autres parce qu'ils avaient déjà tous des meilleurs amis. Et moi, j'ai toujours été celle qu'on utilise quand l'autre est malade.
Petite, ça ne me dérangeait pas vraiment, j'avais l'impression que j'étais l'amie de tous le monde. Puis j'ai grandis, j'ai pris déceptions sur déceptions, claques sur claques.
Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi je ne comptais jamais réellement aux yeux des gens.
Finalement, j'ai fini par lui dire que je suis devenue un être froid, qu'on croirait insensible. En vérité, je me suis seulement un peu endurcie. J'ai compris que je ne serais jamais vraiment la priorité, que quelqu'un passerait toujours avant moi.
Et quand on y regarde bien, que les gens partent ou restent dans ma vie, cela ne me touche plus vraiment autant qu'avant. Peut-être que c'est de ma faute, peut-être que c'est moi qui ne donne pas envie qu'on reste. J'en sais rien véritablement. Mais, j'ai déja donné ma confiance pleinement, j'ai déjà aimé quelqu'un à en perdre la raison, et cela m'a perdue. Quand je me suis retrouvée seule une nouvelle fois, je me suis cassé la figure, et sans vraiment comprendre ce qui m'arrivait. Tu sais, ça fait mal de voir partir la seule personne en qui on croyait. J'ai cru mourir, j'ai cru ne plus jamais respirer.
Et puis, c'est passé, mais en contre partie, j'ai changé. Je me suis transformé en une inhumaine si je puis dire, puisque je m'en fichait de tout. Plus rien ne comptait dans ma vie. Je ne sais pas. J'étais devenue sombre. Avec des pensées aussi noir que le néant...

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